Whale Watching et promenade a Watson Bay

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22/06/2008 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

Ce samedi 21 juin est le jour de l’équinoxe, ce qui veut dire que c’est la plus longue journée de l’année pour vous, et la plus courte pour nous qui sommes dans l’hémisphère sud. Pourtant, j’ai du mal à imaginer que ce samedi correspond chez nous au 21 décembre, et que nous rentrons dans l’hiver. Ici rien de laisse présager que nous sommes dans la saison froide. Bon, effectivement je ne vous cache pas qu’il fait moins beau et moins chaud que quand je suis arrivé et les jours pluvieux et nuageux se font plus fréquents. Le matin, les températures tournent autour de 10 degrés et atteignent les 17 degrés l’après midi, voir 20°C les jours de soleil, ce qui reste tout de même raisonnable pour un hiver, je trouve. Ca fait quand même drôle de se dire que c’est mon deuxième hiver d’affilé !

La semaine fut atypique et est passée plutôt vite. Mardi dernier, c’était au tour de la France de jouer contre l’Italie. Espérant dur comme fer que la France pouvait encore se ressaisir – elle nous a déjà fait le coup - je me suis tout de même décider à aller voir le match. Heureusement, le lendemain matin je ne travaillais pas vraiment : je devais assister à une formation payée par la boite pour obtenir ma White Card. Mais j’y reviendrai plus tard. Donc le match de la dernière chance pour l’équipe de France avait lieu contre l’Italie en même temps que celui des Pays Bas contre la Roumanie, à 4h30 du matin. Avant de me coucher j’ai demandé à Cédric de me réveiller quand il comptait partir en ville. J’ai pu dormir quelques heures et à 4 heures du matin environ, comme prévu, j’ai été brutalement sortit de mon sommeil et gentiment prié de m’habiller. Trois minutes plus tard, les yeux encore embrouillées par le sommeil, j’étais dans un taxi aux cotés de Cédric, Joseph le néerlandais, Tsachuko la japonaise et un anglais. Dix minutes plus tard nous étions dans Georges street au milieu d’une foule en délire composée essentiellement de néerlandais, d’italiens et de français chauffés à bloc pour supporter leurs équipes nationales respectives. Je n’ai pas pu trouver de représentant de l’équipe Roumaine… Le bar était plein à craquer lorsque le coup de sifflet retentit, sous les acclamations et les applaudissements de tous. Bon je ne m’attarderai pas sur le désastre que fut ce match pour l’équipe de France… à 2-0 j’ai quitté le bar en compagnie de Tsachuko, 20 minutes avant la fin alors que le jour se levait. Nous avons pris un taxi pour rentrer et je me suis re-coucher afin d’oublier l’humiliation française et la disqualification des vices champions de monde.

J’avais l’impression d’avoir dormi seulement deux minutes quand le réveil a sonné, ou plutôt résonné dans ma tête !! Une fois n’est pas coutume, je me suis rendu non pas au boulot, mais dans un centre de formation sur Georges street. C’est un endroit où sont dispensées les formations pour obtenir le RSA, indispensable pour travailler dans les bars et restaurants qui servent de l’alcool et afin d’obtenir la White Card, indispensable pour se rendre sur les chantiers de construction. C’est pour cette dernière que ARUP m’a demandé d’assister, même si il est peut probable que je me rende un jour sur un chantier. La formation portait sur la sécurité au travail, dans la vie de tous les jours et bien sûr sur les chantiers de construction. Le prof était très sympa et énergique, parlait distinctement et rendait autant que possible vivant ce cours plutôt ennoyant à la base. La formation s’est finie vers 16h30 par une interro de 10 minutes que j’ai passé au la main (pas de mérite, c’était à livre ouvert !) et je suis rentré chez moi avec mon petit papier blanc en poche.

Le reste de la semaine de travail est passée vite et samedi matin je me suis réveillé de très bonne humeur, d’autant que le temps était absolument magnifique ! Peu après j’ai reçu un coup de fil de ma copine… la journée ne pouvait pas mieux commencer. Pas question de rester à l’hôtel par ce beau temps. Au programme de ce samedi : Whale Watching ! Traduction : heuuu…. Ben… aller voir les Baleines, ou plus techniquement : Observation des Cétacés. En migrant depuis l’Antarctique vers le nord en direction des mers chaudes de la cote Est, les baleines franches australes et les baleines à bosses passent très près de la côte sud de l’Australie. Pendant un petit mois il est donc possible d’aller observer ces mammifères gigantesques de très près. Deux compagnies certifiées éco-tourisme, proposent d’aller faire un tour au large pour observer ces étranges bestioles. J’avais prévu d’y aller avec Anéliz, mais on m’a dit que c’était les dernières semaines de la migration et qu’il était difficile d’en voir en juillet. (En réalité on peut en voir jusqu’à mi-juillet). Alors pour un peu moins de 50 $ (30€) je suis allé jusqu’au Darling Harbour pour embarquer dans un des bateaux d’observation. Nous étions douze du backpack, ce qui représentait la moitié de la capacité de la vedette rapide qui nous a conduit jusqu’à la sortie de la baie, à la vitesse impressionnante de 35 à 40 nœuds!! Poussée par ses 900 chevaux, il nous a suffit de quelques dizaines de minutes pour sortir du port, puis de la baie et gagner le large où se trouve la route des baleines.

Durant cinq à dix minutes pendant lesquelles le guide nous donnait des infos sur les baleines tout en manouvrant, nous scrutions patiemment l’horizon à la recherche d’un remous d’écume qui aurait pu trahir leur présence. Puis soudainement, j’ai vu ma première baleine à bosse !! Elle n’était qu’à une cinquantaine de mètres ! Elle a furtivement montré sa nageoire dorsale grise foncée hors de l’eau et une partie de son immense corps, puis elle est repartie dans les profondeurs. Toutes les deux minutes environ elle refaisait surface pour respirer et alors un gigantesque spray d’eau fusait hors de l’eau. Le guide nous racontait qu’un jour une d’entre elle s’était approchée du bateau et avait projeté un jet d’eau directement sur les spectateurs, laissant un filet de bave visqueux et une odeur de poisson pourri sur les gens ! On connait l’haleine du chacal, mais moins celle de la baleine ! Je pensais que comme dans les reportages TV ces montres marins allaient sortir de l’eau puis s’étaler de tout leurs poids sur l’eau dans une immense gerbes d’eau et d’écume, mais avec leur 50 à 60 tonnes, ces baleines à bosse – qui sont parmi les espèces les plus grosses - n’ont pas la puissance suffisante pour s’élever dans les airs. Pour notre plus grand plaisir, nous avons constaté qu’un deuxième cétacé avait rejoint notre baleine. Le spectacle s’est poursuivi par quelques plongeant de nos deux amies nous laissant admirer leurs grandes queues grises et blanches fouetter la surface dans d’immenses gerbes d’eau, puis l’une d’entre elle nous a gratifiée d’un petit back flip noyé laissant apparaitre son ventre grassouillet et ses deux nageoires caudales blanches. Je ne sais pas si elle le faisait exprès pour nous mais on avait vraiment l’impression qu’elle s’amusait en le faisant. Après une bonne heure sur l’eau et une centaine de photos et vidéos, nous avons laissé nos amis mammifère continuée leur longue route vers les eaux chaudes du nord et nous sommes rentrée en vitesse lumière jusqu’à Sydney.

J’en garderai un émouvant et inoubliable souvenir, ainsi que l’éternelle satisfaction d’avoir rencontré les êtres les plus imposants de notre temps ! Une magnifique expérience, que j’ai hâte de revivre avec Anéliz quand elle sera là.

 

Le dimanche, je me suis promené avec Ailsa et Dave du coté de Watson Bay, à la pointe de l’embouchure du la baie de Sydney, où se situait à l’époque coloniale le poste avancé de défense et de surveillance de l’armée de mer australienne, aujourd’hui c’est une base militaire. Au début du siècle, un bâtiment anglais en route vers le Royaume Uni fit naufrage à l’entrée de la baie de Sydney afin de se mettre à l’abri de la tempête qui sévissait au large, emportant avec lui 122 membres de l’équipage. Un seul homme fut retrouvé vivant. Chose amusante, c’est ce même rescapé qui, finalement resté en Australie, fut nommé gardien du phare construit quelques années plus tard sur Watson Point afin d’éviter de nouvelles catastrophes du même genre. Mais la construction ne fut malheureusement pas terminée à temps pour éviter le naufrage d’un autre navire, qui sombra à quelques encablures du premier naufrage. En 1932, le phare fut relié au réseau électrique et le pauvre homme du trouver un nouveau toit.

Nous avons poursuivi notre sympathique balade en empruntant le chemin qui longe la cote, composée de falaises et de petites criques soumises à l’usure des vents et aux attaques inlassables de l’Océan Pacifique. A l’horizon, sans pouvoir la voir, c’est la Nouvelle Zélande, a seulement quelques heures d’avion. Du coté de la baie, à la fin de la journée, de nombreux voiliers remontaient au près en zigzagant pour rejoindre Sydney après leur sortie en mer. Les skippers devaient manœuvrer afin d’éviter les ferries jaunes et verts qui continuent inlassablement leurs allers-retours entre Manli et la City. Le quartier de Watson Bay n’est pas vraiment le genre de voisinage fréquenté par la basse société, ici les maisons avec piscine sont imposantes, et dispose de larges baies vitrées permettant à leur chanceux habitants de profiter d’une vue splendide sur la baie. Il y a beaucoup de maisons d’architecte au design très moderne, parfaitement bien entretenues, qui me laissaient en les contemplant un sentiment amer de jalousie rien qu’à penser que jamais je n’aurai les moyens d’habiter dans l’une d’entre, pas même la plus petite !

Comme hier, cette journée fut encore radieuse et nous n’étions pas les seuls promeneurs à avoir eu la même envie que nous de profiter du beau temps en marchant dans Watson Bay… Lorsque le jour a commencé à décliné, nous sommes rentrés par le Ferry après avoir dégusté un fish and chips accompagné d’un délicieux cappuccino, confortablement installé sur le sable de la plage, en contemplant au loin la skyline de la City qui sombrait peu à peu dans le ciel rougeoyant du crépuscule.

Voilà pour ce délicieux week-end de début d’hiver.

 

Quelques Goodies...

Un petite video des baleines:

http://www.youtube.com/watch?v=ZPes1Om6hec

Un apercu de la vitesse du bateau pendant qu'on sortait de la baie:

 http://www.youtube.com/watch?v=oqZRra97Vqc

 

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Par Ponpon
le 05/07/2008 à 21:43:10
Wath's up man!
Comment ça va? je me languis de voir tes nouveaux posts...
En tout cas je tiens à dire que tu écris super bien.

Toutes tes aventures sont passionnantes nous te suivons depuis le début et franchement tu nous donnes envie.

++ man and don't forget to suit up!!!
Par David du theatre de Vanves
le 09/07/2008 à 17:54:45
Hi mister,

sympa tes videos et effectivement ils ont booste leur bateau!!!! heureusement que cela n'a pas effraye les baleines :)
Vraiment sympa ce blog, merci de me donner un peu de soleil et de chaleur car ici en Irlande l'ete ressemble a ton hiver voie en pire....et apres ben ca ressemblera pas a ton ete :) anyway je suis pas la pour ca!!

Bonne route et bonne suite
en attente d'un nveau wk

Salut

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Damien JOLLY

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