Van à Vendre !!!

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14/04/2009 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

Nous avons imprimé une vingtaine d’annonces et avons passé la journée entière à arpenter les rues de Kings Cross, et de la city, en s’arrêtant devant chaque hôtel de backpacker pour déposer l’annonce sur les tableaux. Nous l’avons aussi posté sur les sites internet GUMTREE et AUSTRALIE AUSTRALIA. Le soir, nous n’avions plus de jambe ! Il ne restait plus qu’à attendre les appels. Et finalement, c’est l’attente qui est la plus dure quand on vend un van. Nous nous sommes garés dans Victoria street ou il y a toujours beaucoup de passage et d’autre van en vente. Nous avions également placardé les annonces sur les vitres du Van.

On a fait la connaissance d’Aurélie et Sergio, un couple de français qui vendait leur van aussi. D’après eux, les prix était plutôt bas en ce moment et c’était la galère de trouver des acheteurs !! Nous étions conscients que si les appels n’arrivaient pas, il faudrait diminuer le prix.

Le lendemain matin, nous n’avions pas un seul appel. On commençait à stresser, avec la peur de ne pas réussir à vendre. Le premier appel n’est arrivé que le soir. Un couple de français était intéressé pour voir le van. Ils sont passés le soir même pour visiter. Ils ont trouvé que le van avait une belle allure extérieure, et était très propre et que la mécanique tenait la route. En revanche, Ils ont fait une remarque sur les pneus, qui sont presque lisses. C’est vrai qu’en y regardant de plus près, nous les avions complètement usés lors de notre long voyage. Ils étaient pourtant neuf quand j’avais acheté le van. C’était le premier van qu’ils visitaient.

Ce n’est que les jours suivants que les visites se sont enchainées. Pendant 3 jours, nous avions environ deux visites quotidiennes d’organisées. La première visite fut un Australien de Manly. Nous sommes allés chez lui après avoir traversé Sydney en empruntant le tunnel sous la baie. Arrivés   devant une maison dans un quartier résidentiel, un Australien type surfer d’une trentaine d’année nous a accueillis. Il a ausculté le van de tous les cotés, les roues, les traces de rouilles, la mécanique, les vitres, les serrures des portière et même le plafonnier. Puis on a été faire un tour de quartier. Le van était encore sale d’aspect extérieur, le bas surtout était encore recouvert d’une poussière fine et rouge, témoin de notre passage dans le Red Center. Il nous a généreusement invités à laver le van dans son jardin, en nous prêtant un sot et des éponges !! Une fois le van rincé au jet d’eau, il était comme neuf ! A vrai dire, on ne l’avait jamais vu si brillant ! Le nettoyage de la carrosserie avant, avait laissé apparaitre quelques impacts nouveaux où la peinture était un peu partie. C’était les oiseaux qu’on avait shooté en route, mais il n’y avait rien là de très grave. L’australien semblait hésiter, il a tourné autour du van l’air songeur, un feuille de papier à la main. Quand on en est venu à parler du prix, il nous a montré son papier tiré sur le site internet de l’ « Argus » Australien, il avait retrouvé le modèle exact – Mitsubishi Express 2L de 1998. D’occaz, c'est-à-dire avec entre 250 000 et 320 000 km, il était coté entre 2 700 et 3 900 $. C’était le véhicule utilitaire seul, alors que le notre était équipé pour partir en camping de façon autonome. Il ne nous offrait pas plus de 5 000 $ pour le van, qu’il voulait utiliser pour se faire des virés de quelques jours sur des spots de surf. On lui a répondu que c’était notre prix était négociable mais pas en dessous de 5 500$. Après nous avoir dit qu’il y réfléchirait, nous sommes repartis vers la plage de Manly pour y passer la soirée et la nuit. Nous avions surement plus de chance d’en tirer un bon prix auprès de backpacker que d’un Australien désireux de faire une bonnes affaire avec de pauvres backpacker comme nous, mais le bon coté c’est qu’on a économisé le cout du lavage.

Comme autres visites, on a eu en majorité des couples de français, désireux d’acheter un van pour voyager autour de l’Australie. Mais aussi un allemand ne parlant pas un mot d’anglais (ce qui est rare !) est venu accompagner de deux amis, une fille qui s’y connaissait en mécanique qui à ausculté le van et n’a rien eu à redire sur le moteur, et un autre de ses amis, qui a essayé le van car lui avait l’habitude de conduire à gauche. La van avait l’air de bien lui plaire, et il nous a promis de nous rappeler au plus tôt. Il n’a jamais rappelé. On a eu aussi un hollandais un peu loufoque, qui est tombé en admiration devant le van, mais devait voir avec sa compagne. Lui aussi devait nous rappeler sans faute le soir, pour nous faire une offre. On n’a plus eu de nouvelle. En majorité, les gens qui visitaient notre van n’avait presque pas visité avant, et avait besoin d’en voir d’autres, mais il était tous d’avis que c’était un van propre et en bon état. Durant ces quelques jours, nous étions tantôt plein d’espoir à l’idée de vendre le van à un bon prix, tantôt déprimé à l’idée que les gens venait mais ne lançait pas d’offres.

5 jours après la mise en vente, soit quatre jours avant mon départ, nous avons eu la visite d’un couple de français de Paris, très sympa, ils cherchaient un van mais n’était pas pressés. Après la visite, sans même avoir jeté un coup d’½il au moteur, Ils avaient l’air emballés. Mais malheureusement ils n’étaient pas prêts à acheter tout de suite. Le soir, tandis qu’Armand était parti squatter les douches du backpack, je les ai retrouvé assis à la terrasse d’un bar. Je me suis joint à eux, histoire de discuter et de mieux les connaitre. Un peu de lobbying ne fait pas de mal, me suis-je dis. Agnès et Nicolas étaient arrivés à Sydney avec l’intention de rester un an en Australie. Lui travaillait dans la logistique et elle était Kiné. Ils avait passés leur deux premiers mois en Oz à suivre des cours d’anglais, histoire de se réhabituer à la langue. Comme leurs cours touchaient à leurs fin, ils cherchaient maintenant un moyen de transport pour visiter le pays et travailler dans le fruit picking en chemin. Je leur ai raconté quelques une de mes aventures, qui semblaient les faire rêver. Avant de se quitter, on a parlé business et ils m’ont fait une offre à 5 200 $, ce à quoi j’ai répondu par une offre de vente à 5 400$. Ils ont dit qu’ils y réfléchiraient. 

A J-3, nous avons eu la visite d’un autre couple de français, qui ont même essayé le van, et semblait aussi très intéressés. Il devenait temps de conclure et de le vendre au plus offrant. Non pas qu’on avait le couteau sous la gorge à cause de mon départ puisque Armand restait, mais je n’avais pas envie de laisser ce poids sur les épaules d’Armand. Le soir, on a décidé de conclure… on a appelé l’Australien de Manly. Mais celui-ci à finalement renoncé, préférant prospecter plus longtemps. Puis on a appelé le couple de français, qui n’était pas capable de se décider. Il restait seulement le couple de Parisien avec qui j’avais bu un verre. Notre dernier espoir. Je l’ai ai appelé pour leur faire une offre à 5 300 $, et ils ont accepté, à condition de l’essayer !! BINGO ! Nous étions déchargés d’un gros poids !! Ils devaient venir le lendemain pour essayer le van. Nous étions conscients que tant que l’argent n’était pas entre nos mains, il ne fallait pas crier victoire. Cependant, on n’a pas pu résister d’aller manger un steak frites au Bourbon, afin de célébrer la vente autour d’une bière ! Je rappelle qu’un steak frite, après 4 mois de sandwichs et de boite de conserve, c’est comme se payer un repas chez Le Notre à Paris!! Le soir même on a reçu un coup de fil d’un anglais qui voulait à tout prix voir le van. Il avait l’air très pressé. Après le repas, nous sommes allés devant son hôtel. Le gars souhaitait acheter un van en commun avec un groupe de français. On a fait notre visite habituelle, que nous connaissions par c½ur depuis le temps. Après un bref coup d’½il et un tour d’essai, ils étaient emballés et voulaient nous acheter de suite… cash !!!! Sauf que le prix était bien en dessous de nos espérances. Ils nous offraient 4 800 $ seulement. On leur a dit que si jamais la vente avec les français échouait, on verrai pour leur vendre, mais pas en dessous de 5 000 $ !

Le jour suivant la visite avec les français s’est bien passée et ils ont confirmé qu’ils l’achèteraient. On a donc gardé le van deux jours, le temps qu’ils réunissent l’argent, puis on a tout bougé nos affaires dans le backapack. C’était mon grand retour à l’Original Backpacker, mais seulement pour deux jours ! Nous avons reçu l’Argent que nous avons partagé entre Armand et Moi, puisqu’il m’avait remboursé au fur à mesure du voyage la moitié des 5000 ¤ que j’avais dépensé pour l’achat du van, plus les frais divers. Plus de 5 000 $ en billet de 100, ca fait un beau paquet de billets, on a fait la transaction discrètement, on aurait dit un échange de pognon comme on voit dans les films, il manquait seulement les flingues ! Puis ils sont partis avec le van, que nous avons suivi du regard avec une larme dans le coin de l’½il ! C’était devenu notre bébé, notre maison, et de le voir partir avec des inconnus nous a fait bizarre. Mais je suis sûr qu’il lui reste une longue vie devant lui et qu’il fera encore plusieurs fois le tour de l’Australie et emmènera les backpackers jusque dans l’Outback pour qu’ils vivent leur rêve ! Adieu Barry White !

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Damien JOLLY

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