Sydney à deux

P1010248.JPG P1010254.JPG P1010267.JPG

P1010269 - Copie.JPG P1010272 - Copie.JPG P1010280 - Copie.JPG

P1010282.JPG P1010287.JPG P1010291.JPG

P1010300.JPG

06/07/2008 - Pays : Australie - Imprimer ce message

Je l’attendais en comptant les mois, puis les semaines, puis enfin les jours, et mardi dernier je l’ai appelé en sortant du boulot, avant de rejoindre mes amis le temps d’un verre à l’Opéra bar. Anéliz venait de déposer ses affaires au comptoir d’enregistrement à Roissy. Elle s’apprêtait à traverser la terre pour venir me voir à Sydney ! L’avion de la Cathay Pacific qui devait lui l’emmener sur le continent australien décollait à 14h00 de Paris pour 11 heures de vol jusqu’à Hong Kong, puis 9 heures jusqu’à Sydney. Le lendemain à midi j’ai reçu donc un petit texto d’elle pour me prévenir de son arrivé à l’aéroport de Hong Kong. Elle avait 1h30 à attendre avant le vol suivant. Tout avait l’air de bien se passer. Mercredi soir était une longue soirée puisque je devais tout préparer pour l’arrivée de ma chérie. Je suis rentré du boulot vers 17h30 et j’ai récupéré mes affaires que j’avais empaqueté la veille et entreposé la journée dans la chambre 4. Le matin avant de partir j’ai dit au revoir à la chambre 4 qui n’était désormais plus la mienne, une petite pointe de tristesse dans le dernier regard panoramique que j’ai lancé sur la pièce calme… Puis chargé de mes deux gros sacs qui m’apparaissait extraordinairement lourds, je me suis dirigé vers le Great Aussie Backpacker Hotel, situé à… 20 mètres de l’Original. Ca va ! J’ai fait le check in à l’accueil puis je suis monté jusqu’à la chambre 20, que j’avais déjà visité et réservé depuis le mois dernier. La chambre est vraiment très grande, située au deuxième étage dans un cul de sac de l’hôtel coté cour, donc au calme. Elle est équipée d’une TV, d’un mini frigo, d’un peu de rangement, d’un lit double et d’un lit simple. Il y a une petite salle de bain privé propre mais qui fait un peu veillotte. J’ai déposé mes affaires et fait le lit. La chambre était parfaite pour passer un petit mois à deux, et pour que ma chérie se sente bien pendant que je serais la journée au boulot. Après une petite inspection rapide, j’ai repéré les petites imperfections, genre le pommeau de douche qui n’était plus très bien fixé, les robinets qui fuyaient au goute à goute et quasi-impossible à fermer… à moins de s’abimer les mains, ainsi qu’une vague odeur de renfermé. En faisant un tour du backpack, je me suis vraiment rendu compte que l’Original était un hôtel « haut de gamme » ! Aucune réelle atmosphère chaleureuse ne se dégageait des murs tristement colorés de ce vieux bâtiment arrangé autour d’une cour intérieure couverte. La cuisine commune… si on peut appeler cela une cuisine est deux fois plus petite que celle dont je disposais dans mon 30m² parisien. Elle compte comme seuls équipements un petit évier rempli de vaisselle sale, quatre plaques électriques noircies par l’usage, un grille pain et un petit micro onde, il n’y a pas la place pour plus de trois personnes en même temps !! Les toilettes sont globalement propres mais paraissent très vielles et sont mal agencées. Il n’y a pas de salle TV. A noté cependant quelques nouveautés comme internet gratuit (mais squatté la plupart du temps), le petit déjeuner gratuit (comprendre pain de mie, confiture, jus d’orange et sachet de thé à disposition), ainsi que des pancakes offert le dimanche matin. Je suis vite retourné à l’Original, dans ma maison, que je regrettais déjà d’avoir quitté. Mais pour me consoler je me suis rappelé que je ne suis pas très loin et que je peux toujours aller voir mes amis et sortir avec eux le soir. Après le déménagement, je me suis posé sur une des tables du courtyard avec Steve, Claire et Renée pour manger un morceau et prendre un rapide thé avant de partir pour l’aéroport. J’avais prévu de partir vers 21h pour l’accueillir à 22h au terminal des arrivées. Soudain, je reçois un coup de téléphone… d’Aneliz !!! Etrange !! Elle ne devrait pas être dans l’avion à cette heure là ?!! J’ai décroché, elle était arrivée et m’attendait toute seule à l’aéroport !!! Ca a fait tilt dans ma tête !!! Meeeeeerde !!! Ce n’est pas possible, comment j’ai pu me trompé d’heure !!! J’étais persuadé que c’était à 22h !! C’est ce que j’ai répété à tous le monde depuis une semaine et… malheureusement aussi ce que j’avais fini par me mettre dans la tête. Elle n’avait plus beaucoup de crédit, je lui ai donc dit que j’arrivais puis j’ai raccroché. Je suis resté sans voix, alors que mes amis avaient compris ce qui se passait et commençaient à rigoler tout en compatissant pour moi, pour l’énorme connerie que j’avais faite!




Comment j’ai pu me tromper d’heure alors que cela faisait des mois que je les comptais une par une en l’attendant ! Je me suis rendu compte que c’était inutile de prendre une heure pour aller à l’aéroport, puis une autre pour revenir. En taxi la course mettait une demi-heure. J’ai donc essayé de rappeler Anéliz… plus de crédit sur mon portable !! Pas possible, le sort s’acharnait sur moi. Renée m’a gentiment prêté son portable pour passer l’appel mais ca ne répondait pas ! Arrggh ! J’ai laisser un message en lui expliquant qu’il fallait mieux qu’elle prenne un taxi jusqu’à King Cross et en la suppliant de me rappeler. En attendant qu’elle me recontacte, je me suis précipité dans la rue pour aller chercher des fleurs, avec l’improbable espoir d’être un tant soit peu pardonné ! Bien sûr il était 20h45 et les deux magasins de fleurs étaient tous fermés, dans les supermarchés rien non plus, rien au Coles rien au Woolmoorth ! J’ai rencontré Dan, Dave et Ailsa dans la rue et leur ait brièvement raconté ma mésaventure! Je n’ai pu trouver que des chocolats pour ma repentence. Ensuite j’ai couru devant l’hôtel où le taxi ne devait plus tarder, avec deux paquets de cookies au chocolat.
Heureusement elle n’était pas encore là (pas deux fois quand même !). Quelques minutes après j’ai vu un taxi déposer Anéliz sur le trottoir, où elle se tenait avec deux gros sacs à ces pieds. Elle m’a accueilli très gentiment, sans s’énerver alors qu’il y avait de quoi !! Après les chaleureuses retrouvailles, elle se sentait surtout fatiguée mais heureuse d’être enfin arrivée. Je l’ai aidé à porter ses affaires et on s’est installés plus confortablement dans la chambre. Elle m’avait apporté du foie gras et une conserve de confit de canard, ainsi que des bonbons Haribo. C’est peut être rien pour vous mais ici les bonbons Haribo ca n’existe pas !! Ils ont des trucs bizarre tous chimique qui ne donnerai même vraiment pas l’eau à la bouche à un gamin pourtant accro de sucreries ! Après toutes ces émotions, on s’est mis au lit pour notre première nuit ensemble depuis la veille de mon départ !
Le lendemain je suis parti au boulot à 8h30 après avoir expliqué à Anéliz comment rejoindre le centre ville en métro. Elle s’est reposé la journée pour se remettre du long voyage et du décalage horaire. A la fin de la journée, elle m’a donc rejoint à la sortie du boulot et je l’ai emmenée faire un tour du centre ville, où les magasins étaient bondés de gens venus faire les soldes à la sortie du boulot. Le jeudi est en effet le seul jour de la semaine où les magasins restent ouverts jusqu’à tard le soir. Anéliz a apprécié ce petit tour de shopping nocturne, pendant que je lui expliquais comment se repérer dans Sydney, qui n’est pas vraiment une ville compliquée. Du moment qu’on se repère par rapport à Georges Street, on n’est jamais perdu.
Vendredi matin, Anéliz s’est réveillée en même temps que moi, pour se forcer à s’adapter à l’heure australienne et elle m’a accompagnée jusqu’à mon boulot, sur Kent Street. C’était marrant de faire à deux le même chemin que j’emprunte depuis deux mois maintenant. Elle a pu voir le building en verre dans lequel je passe le plus clair de mes journées. Puis je suis allé travailler pendant qu’elle est allée voir l’Aquarium de Sydney et le Wildlife World au Darling Harbour, juste à coté. A midi nous nous sommes retrouvés pour manger une grande portion de pates à la bolognaise à deux, dans un food-court bondé comme à l’habitude. Anéliz a beaucoup aimer le Wildlife world et l’aquarium, elle a pu toucher un serpent et voir des kangourous. Puis elle est rentrée à l’hôtel. Le soir nous sommes allés rendre visite à mes amis de l’Original Backpacker, et je leur ai présenté ma copine, qu’ils avaient hâte de rencontrer. On a mangé ensemble un plat de pates que j’avais préparé, ahh ! Que ca fait du bien de retrouver les habitudes, et une grande vraie cuisine pour faire à manger. D’ailleurs je me demande bien comment je vais pouvoir faire la cuisine dans l’autre Backpack, je crois que je vais revenir de temps en temps préparer quelques plats dans la cuisine de l’Original.
Ce soir c’était l’anniversaire de Claire, qui a reçu comme cadeau un délicieux plateau de fromage bien de chez nous !! Roquefort, camembert, gruyère…chèvre avec du pain de campagne !! Quelle chance ! Il y en avait pour une petite fortune !
Nous ne sommes pas allées à l’Empire le soir car nous étions trop fatigués, ce qui constitue tout de même ma première absence en 3 mois !
Le week-end nous a permis de passer plus de temps ensemble. Samedi nous nous sommes levées autour de 10 heures pour profiter d’une fraiche mais belle journée de début d‘hiver, journée que nous avions réservé à la visite à pied de Sydney. Après quelques pas dans Wooloomooloo, nous avons arpenté les chemins du Botanic Garden à la recherche des chauves souris et des perroquets respectivement accrochés aux arbres et aux bras des touristes amusés. L’Opéra House s’est ouvert à nos yeux au détour d’un chemin bordé de bambous, première vue de l’emblème australien pour Aneliz. A Circular Quay, où les aborigènes diffusent leurs sons chamaniques depuis leurs Didjeridoo, nous avons été faire un tour au muséum d’art contemporain de Sydney. Il y avait beaucoup de choses très laides qui valaient le coût du billet, c'est-à-dire rien du tout puisque l’entrée est gratuite. Quelques pièces intéressantes étaient cependant dignes d’intérêt. Comme un cheval empaillé mort pendu au plafond d’une grande salle immaculée par un unique harnais, et qui semblait regarder de ses yeux vitreux les spectateurs choqués ou amusés, c’est selon. Ou alors une salle équipée d’une dizaine de hamacs qui diffusait à fond de la musique de Jimmy Hendrix et projetait de drôles d’image colorées au plafond, ce qui permettait de s’imprégner de l’atmosphère du guitariste de légende. Ou encore une sculpture de mousse vivante qui se transformait au fur et à mesure que la mousse sortait en se tortillant depuis différents tubes en plexi.
Après ce tour de l’art moderne australien, nous avons descendu Georges Street à pied jusqu’au Paddy’s Market, où nous avons erré dans les allées noires de monde, pour le simple plaisir de farfouiner dans les innombrables stands. Nous avons fait une bonne affaire : une paire de lunette de soleil chacun pour 8 dollars. A la tombée de la nuit, les quelques forces qui nous restaient nous on permit de nous balader dans le quartier chinois, à la recherche d’un bon restaurant pour fêter nos 11 mois ensemble. Un délicieux repas asiatique nous a comblé le ventre avant de reprendre notre chemin pour rentrer à l’hôtel.
Le dimanche nous avons prit le ferry jusqu’à Rose Bay, ou nous avons fait une promenade en assistant aux amerrissages des hydravions sur la baie.




Voilou,
Quelques photos de nous deux avec le post !

Note: 5/5 - 1 vote(s).
Imprimer ce message

Damien JOLLY

Note: 4,3/5 - 27 vote(s).

Dans ce carnet

Pays visité(s)

Connection

Newsletter / Suivi

Syndiquez ce blog XML

Powered by
Kikooboo.com
(Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage)