Road Trip - 6 aout – Lennox Head – Byron Bay

l
21/09/2008 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

Mercredi 6 aout – Lennox Head –Byron Bay – Lennox Head (65 km)

 

Je me suis réveillé très tôt ce matin bien que le soleil n’était pourtant pas levé, peut être était-ce un rêve étrange qui m’avait tiré de mon profond sommeil. Anéliz dormait à poing fermé, son visage était emprunt d’un beau sourire qui lui donnait l’air d’être au milieu d’un beau rêve. En prenant soin de ne pas la réveiller, je me suis relevé et j’ai tiré les rideaux pour regarder les alentours. Je croyais être encore en train de rêver quand j’ai vu le spectacle qui s’offrait à moi. Le soleil émergeait à peine de l’horizon, ses premiers rayons teintant le ciel d’une couleur rouge orangée. L’océan calme reflétait le feu d’artifice de couleur qu’avait prit les nuages arrosé des lumières éphémères de l’aurore. La plage était déserte, pas même un seul oiseau ne piétinait le sable jaune immaculé. C’est alors qu’arrivés de nulle part, une cinquantaine de silhouettes noires, équipés d’une planche de surf chacune, s’est ruée à l’eau en même temps pour gouter les joies du surf matinal. Le spectacle de ses ombres mouvantes à l’orée du jour était magnifique… mais l’arrivée de quelques ombres joyeuses d’une toute autre espèce l’a rendu encore plus extraordinaire. En effet, un trio de dauphins est venu se joindre à la troupe de surfeur, jouant dans les vagues, surfant les rouleaux et exécutant d’incroyables figures hors de l’eau, pour le plus grand plaisir des surfeurs…et du mien !

Quand Anéliz s’est réveillée les surfeurs étaient partis mais les dauphins barbotaient encore dans les vagues. Nous avons donc prit notre petit déjeuné sur le banc, en contemplant nos amis mammifères marins, tandis que l’animation matinale de la plage s’épanouissait peu à peu. Nous avons ensuite squatté les sanitaires du camping voisin pour notre toilette, avant de prendre la route de Byron Bay qui n’était plus qu’à une dizaine de kilomètres de Lennox Head. Une demi-heure plus tard nous étions à Byron, mais étant donnée l’heure la petite ville n’était pas encore réveillée. Aneliz et moi avons donc décidé d’aller jusqu’au CAP BYRON, pour visiter le phare de Byron, niché en haut d’une colline escarpée au bout de la longue plage qui s’étirait en croissant de lune. L’endroit est pour le moins atypique puisque c’est le point situé le plus à l’est du continent australien ! J’ai du pousser les rapports du van au maximum pour lui faire grimper la pente raide qui menait au phare. Au sommet, le phare et la maison du gardien était dans un très bon état, tout peint de blanc et dont la construction date de 1901. Une partie de la maison du gardien étaient destinée à un petit musée qui retraçait la construction du phare et expliquait la migration des baleines à bosse qui, longeant la cote, passent forcément par le cap le plus oriental d’Australie pour rejoindre les mers chaudes des tropiques. Aneliz et moi avons fait une petite séance photo devant le phare puis nous avons emprunté un petit chemin qui redescendait vers une pointe rocheuse, les derniers bouts de terre d’Australie… après l’Océan Pacifique s’étendait à perte de vue, et loin, très loin derrière la ligne d’horizon, se trouvait la Nouvelle Calédonie et la Nouvelle Zélande un peu plus au sud, puis encore plus loin les atolls des iles Polynésiennes et Mélanésiennes. Le chemin se terminait donc au ras de l’eau, plus possible d’aller plus à l’est sans un bateau… Le soleil éclatant commençait à bien chauffer malgré la douce brise qui soufflait, Aneliz, qui a la peau claire a du se protéger avec son écharpe pour éviter les coups de soleil, nous sommes restés un peu dans l’espoir de voir des baleines ou des dauphins, mais rien ne perturbait le calme de l’océan, à part un voiler qui longeait lentement la cote, toutes voiles dehors.

 De retour au van, nous avons redescendu la colline vers la ville, qui sétait enfin réveillée. Une place de parking s’offrait à nous, juste devant la plage… Les passants regardaient d’un air curieux notre van décoré à la Rolling Stone, s’imaginant probablement voir sortir des rockeurs en jean et blouson de cuirs plutot que deux pauvres routards en sweet, casquette et baggy. Pas de parcmètre, juste un petit panneau vert avec écrit « 4P, from 7am to 5 pm », les autres voitures n’avait rien sur leur pare brise, pas de problème. Byron Bay est pour beaucoup de backpackers la terre promise, une ville dévolue aux plaisirs hédonistes, ou réside une communauté baba cool qui a tout de même réussit à faire pression pour éviter la construction d’un Mc Donalds en ville. Jouissant d’un climat doux et d’une baie tout simplement splendide, c’est l’endroit rêvé pour profiter de la plage, des sorties dans les nombreux clubs et bars du centre. C’est aussi le point de départ pour organiser son voyage, visiter la cote ou l’outback et s’adonner aux sports extrêmes (Jet ski, parachute, saut à l’élastique…) et bien-sur au surf. Avec toutes ces agences de voyages pour petit budget, auberges de jeunesse et bar branchés, Byron ressemble fortement au quartier de King Cross, mais sous le soleil ! Nous avons flâné dans les boutiques en sirotant un délicieux milkshake à la banane. Anéliz cherchait une robe pour porter pendant les vacances et elle hésitait entre deux sans pouvoir se décider… Le centre-ville regorgeait de boutiques pour touriste et de tour opérator qui affichait des prix plus attractifs les uns que les autres.

Après avoir tourné pendant une heure, nous en avons eu assez de jouer les touristes. Nous sommes passés au van pour prendre quelques trucs à manger puis nous avons filé sur la plage pour un pique-nique sur le sable. Notre déjeuné était animé par un groupe de baba cool crados qui jouaient du tam tam. Sous le soleil traitre qui frappait fort, Anéliz et moi avons marché le long de la plage, les pieds rafraichis par l’eau fraiche, non sans avoir auparavant prit bien soin de nous badigeonner de crème solaire indice 40 !!  Personne ne se baignait à part un chien qui jouait dans les vagues et les surfeurs en combinaison. Il était 4 heures quand nous sommes rentrés au van… et là nous avons eu une très mauvaise surprise ! J’ai d’abord cru que c’était une publicité, mais non c’était bien ca, une amende trônait sur le pare brise de notre Mick Jagger, empaquetée dans une enveloppe en papier kraft. Meeeeeerde ! Manquait plus que ca !! Je me suis empressé d’ouvrir l’enveloppe pour découvrir de combien nous allions encore sabrer notre budget déjà serré !! En bas du ticket de caisse était inscrit 81 $ : dans les dents !! Motif : « Park continously for longer than permitted » Quoi !! Mais il n’y avait même pas de parcmètre…là ca a fait tilt ! 4P… C’est 4 heures de parking autorisées…et nous étions garés au même endroit depuis ce matin, soi 5 heures maintenant… Ces batards de flics tournent et repèrent les véhicules qui restent plus de quatre heures… ils ont vraiment rien d’autre à foutre ! Faut dire que notre Mick Jagger est tellement voyant qu’il n’est pas difficile de le repérer ! Sur cette très mauvaise nouvelle, nous sommes remontés dans notre van, dépités, déçus par Byron, et nous avons décidé de retourner à Lennox Head, où les vans sont les bienvenus, et de manger des soupes de noodle lyophilisées pour rattraper le trou de 81$ dans notre budget de routard fauchés! Avant de sortir de Byron, nous nous passés devant un poste de Police. J’ai décidé de m’arrêter. Non pas pour contesté en bon français râleur, mais pour qu’on m’explique ce que ces foutus panneau veulent dire !!! 4P, ca veut tout aussi bien dire 4 minutes de parking, 4 jours ou 4 ans !!!! La jeune officier de l’accueil du poste de Police m’a accueilli avec un sourire. Je lui expliquer notre mésaventure, lui demandant ce que 4P voulait signifier. Je sais pas si je suis tombé sur une stagiaire ou quoi mais elle n’a même pas été capable de m’expliquer ! Incroyable ! Son collègue lui a confirmé qu’il agissait d’une durée limite de 4 heures… Mais m’a gentiment expliqué qu’il était possible de contester en choisissant un des motifs officiels (genre panne, erreur de fonctionnaire, panneau enlevé…) liste dans laquelle « je ne connais pas le code de la route australien » ne devait certainement pas figurer ! De toute façon elle ne pouvait rien faire, étant donné que l’amende avait été délivrée par les Rangers de Byron Bay, et non pas par la Police… L’amande pouvait être payée par internet ou par courrier avant 21 jours. Nous sommes repartis vers Lennox Head, alors que j’imaginais déjà comment faire pour éviter de se ruiner de 81 dollars, me demandant si je pourrai récupérer la caution avant que l’amende soit envoyée à Wicked Camper. Anéliz m’a fait les gros yeux à l’idée même de trouver un moyen de ne pas payer… M’obligeant à me résoudre à sabrer notre budget loisir de 81 dollars !!

Nous avons retrouvé notre emplacement de la veille sur le parking face à la « 6 miles beach » de Lennox Head. La nuit est tombée assez vite, et après une platée de riz au thon, nous sommes prtis nous coucher. Pour la nuit, nous dégageons d’abord la plage arrière de toutes les affaires et les sacs qui l’encombrent en les rangeant sur la plage avant, replaçons les matelas et tirons les volets pour notre intimité… les couchettes sont juste assez profondes pour s’étaler correctement. Dépendant de la pente du terrain sur lequel nous garons le van, nous changeons de sens. Tête à l’avant ou tête à l’arrière pour pouvoir dormir correctement. Il n’y a rien de plus désagréable que de dormir la tête penché vers le bas.

Note: 0/5 - 0 vote(s).
Imprimer ce message

Syndication :

Damien JOLLY

Note: 4,1/5 - 35 vote(s).

Dans ce carnet

Connection

Newsletter / Suivi

Powered by
Kikooboo.com
(Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage)