Road Trip - 10 aout –Brisbane - Noosa Head

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22/11/2008 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

Dimanche 10 aout – Brisbane – Noosa Head (183 km)

 

S’il n’y avait pas eu ce petit incident qui nous a réveillés vers les 5 heures du matin, notre nuit sur les hauteurs de Brisbane ne se serait sans doute pas déroulé parfaitement!!! Anéliz et moi nous sommes faits sortis de notre profond sommeil par des bruits métalliques sourds qui frappaient la carrosserie du van. Pendant quelques secondes je pensais être encore en train de rêver, mais quand les coups ont repris, j’ai réalisé qu’il y avait quelqu’un dans la rue qui s’intéressait de près à notre Migg Jagger. Anéliz s’était réveillée elle aussi et m’a lancé un regard inquiet. J’ai tout de suite pensé aux flics, à tous les coups quelqu’un avait alerté la Police en nous voyant roder dans les quartiers riches, ou alors quelques jeunes bombardait notre van de caillasse pour s’amuser… Je n’étais pas très loin, en tirant le rideau, j’ai aperçu 2 jeunes gars sur le trottoir à priori un peu éméchés, ils devaient avoir une vingtaine d’années. L’un d’entre eux s’apprêtait à frapper de nouveau lorsque j’ai fait coulisser la vitre d’une vingtaine de centimètres. « Hey, guys how isit going ? » Ai-je lancé, soulagé de ne pas être en face d’un ranger en colère. Ils n’avaient pas l’air de mauvais bougres. Le second m’a répondu : «Hi, we’re good, and you? Oww you’ve got an awesome Wicked campervan, man! Sorry to interrupt, we thought you would like to come for a smoke with us, we have got very good weeeeeed ! “ J’ai gentiment décliné l’invit, qui bien que plutôt sympathique, ne me selait pas une très bonne idée à cette heure tardive de la nuit ! Apparemment, les Wicked camper avait une réputation de fumeur de joints! Ils sont repartis en bous souhaitant un bon voyage, et après avoir gardé l’½il ouvert quelques minutes, je me suis rendormi.

La seconde fois que nous nous sommes fait réveiller, c’était par les bambins du voisinage qui s’amusaient à descendre la pente à vélo en manquant à chaque fois d’effleurer la carrosserie de notre beau van ! La vue du ciel bleu azur baigné de soleil ne nous a même pas procuré le moindre émerveillement, tellement cette vue du matin nous est devenu familière. Après une dizaines de minutes, une fois que des gamins s’étaient lassés de leurs monté-descentes, nous sommes descendus discrètement du van par la porte coulissante, puis on a grimpé à l’avant sans même vérifier le moteur qui n’avait pas beaucoup roulé de toute façon, pour prendre la route direction centre-ville de Brisbane. Heureusement, c’était dimanche et il n’y avait pas grand monde en ville. Nous avons donc retrouvé facilement notre place près de Central Station. Une petite faim se faisait sentir, nous avons mangé un petit déjeuner constitué essentiellement de tranches de pain de mie tartiné de Nutella - simple, bon et rassasiant - mais très loin des English breakfast que nous avions l’habitude d’apprécier sur mon balcon parisien les jours de soleil. Je me suis même privé de thé, c’est pour dire ! A regret, nous avons abandonné de vue notre Migg Jagger puis marché une quinzaine de minutes pour rejoindre le centre que nous avions trop rapidement parcouru hier.

La ville est plutôt calme, construite de rues parallèles et plantées de buildings imposants, mais pas aussi hauts que ceux de Sydney. Les rues sont plus larges et quelques vieux bâtiments tiennent une place agréablement mise en valeur au milieu de cet univers moderne, généralement autour de grande places piétonnes aérées donnant sur la Brisbane River. La rivière serpente au travers de la ville en traçant de large  courbe, donnant la curieuse impression que le centre ville se situe sur une ile. De nombreux ponts enjambent le cours d’eau pour relier le centre au reste de la ville. Aneliz avait envie d’aller se promener de l’autre coté de la rivière, en suivant la berge. D’un pas tranquille, nous avons donc traversé le pont en jetant des coups d’½il sur les buildings qui s’étiraient le long de la rivière en projetant leurs reflets dans l’eau. L’autre berge était aménagée tout du long de petits jardins fleuris et d’un grand lagon à l’eau cristalline doté d’une plage de sable artificiel où barbotaient joyeusement une dizaine de gamins sous le regard attentif de leurs parents. Plus loin dans le grand bassin s’ébattaient vigoureusement deux équipes de water polo, entourés d’un attroupement de supporters.

Un petit marché se tenait dans la rue qui longeait la rivière, nous avons flâné à travers les stands qui vendaient bijoux, bagues et bracelets, peintures et bibelots en tout genre et fouiné dans les piles de bouquins d’occasion.  Puis nous avons continué en longeant la promenade, cette fois ci bordée par des sculptures métalliques reliées entre elles par des fils de fers sur lesquels grimpaient des plantes rampantes fleuries de violet et de bleu. L’endroit était tellement plaisant que nous avons pris notre temps se nous poser sur un banc et d’observer les passants. Les gens profitaient en famille de ce beau dimanche ensoleillé et on lisait sur leur visage souriant et sur ceux des enfants qui gambadaient autour d’eux une joie de vivre, une simplicité et surtout cet air décontracté si caractéristique des Australiens. Après de spectacle simple et rafraichissant, nous avons de retraverser la rivière par une passerelle piétonne pour rejoindre le centre ville par le Botanic Garden de Brisbane, ou de nombreux cyclistes et coureurs se promenaient joyeusement. Je crois que Brisbane est une ville à l’image de l’Australie : Simple, belle, relaxante et ou on s’y verrait bien vivre…

Nous avons gringotté un sandwich achetée dans un petit café possédant une petite terrasse animée puis nous avons flâné le reste de l’après midi dans les rues du centre de la ville, autour des magasins (en Oz les boutiques ouvrent le Dimanche jusqu’à 5 heures), puis nous avons regagné le parking ou nous avions laissé notre van. Anéliz a poussé un petit soupir soulagé en constatant que le van n’avait ni été volé ni cambriolé. C’est vrai que ca fait de bien de retrouvé notre Migg Jagger, notre petite maison sur roues.

Comme il n’y avait as grand-chose d’autre à faire à Brisbane ce Dimanche, nous avons repris la route en direction du Nord, sans trop savoir où s’arrêter pour la nuit, mais on avait maintenant l’habitude d’improviser. Pendant que je conduisais en respectant scrupuleusement les limitations de vitesse Anéliz consultait le Lonely pour établir notre prochain arrêt. Sur le guide, la petite cité balnéaire de Noosa Head semblait offrir tout ce que nous cherchions. Un petit village balnéaire au calme, entouré d’un parc national et d’une splendide baie. L’idéal pour retrouver une certaine sérénité après Brisbane et surtout la mégapole touristique de Surfer Paradise.

Nous nous sommes arrêtés en chemin pour faire quelques courses à Woolworth et acheter de la glace pour la glacière, puis nous sommes partis en direction de Noosa. Noosa n’est éloigné de Brisbane que de quelques heures de route, nous sommes arrivés peu avant la tombée de la nuit. Parmi les cités balnéaires d’Australie, Noosa est plutôt classée dans le haut de gamme. La rue principale, est bordée de restaurants chics, bars classes au design avant-gardiste, et de boutiques de luxe genre Hermes, L&V, Hugo Boss, plutôt le genre de boutique qu’on s’attend à trouver le long de la rue St Honorée. L’agréable mini centre ville est entouré de quartiers résidentiels plutôt chics, des rangées entières de villas scrupuleusement bien entretenues s’étirent jusque dans les hauteurs, jusqu’à la limite de la forêt du Great Sandy National Park qui borde Noosa.

Nous avons garé le Van au bout de la grande rue pour aller faire un tour. En cette basse saison, l’atmosphère était plutôt calme, l’animation reposait essentiellement sur quelques retraités qui entreprenaient leur marche du soir et des couples bien sapés qui dinaient sur les terrasses, à la chaleur des tourelles rayonnantes au gaz. Quelques boutiques étaient encore ouvertes malgré la faible affluence. Après une courte balade et un saut à l’office du tourisme pour récupérer des flyers et tenter d’établir notre programme du lendemain, nous avons regagné le van.

Nous nous sommes éloignés du centre pour trouver un endroit discret – le parking désert du parc national - pour cuisiner un thon-riz à l’arrière du van à la lueur d’un réverbère. Nous avons ensuite attendu 11 heures du soir à étudier les options limités (surtout par notre budget) qui s’offraient à nous. Après les cours particulier de ski nautique, une croisière à bord d’un vieux gréement ou un saut en parachute, il ne restait que le tour à la journée en 4x4 à Fraser Island, la randonnée dans le Parc National et assister au petit déjeuner de deux dauphins apprivoisés. Nous avons opté pour la deuxième option, ce qui devait nous occuper pour la matinée de demain. Mais avant cela, il nous fallait trouver un coin pour passer la nuit. Nous avons fini par nous garer dans une rue d’un quartier résidentiel tranquille, sur une place enfoncée dans pénombre d’un grand arbre, pour cacher suffisamment les couleurs vives de la déco de notre van. Puis nous nous sommes endormis bercé par un arrière bruit de fond composé d’un concert de chants d’oiseaux tropicaux et de coassement de grenouilles nocturnes qui résonnait dans la nuit étoilée.

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Damien JOLLY

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