Retour Retour Retour... quoi? déjà?

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01/04/2009 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

 

Le départ approchait à grand pas, mais je n’arrivais pas encore à réaliser que j’allais devoir quitter tout ca. J’étais partagé entre le bonheur de retrouver la France, ma famille et mes amis, mais avec l’appréhension énorme du coup de nostalgie, celui qui vous tombe dessus après deux semaines, quand l’Euphorie du retour est retombée !! Qu’allais-je faire une fois tout seul ? Et d’un autre coté, je n’avais pas envie de partir, de quitter mes amis, Sydney et l’Australie. J’ai certes réalisé tous mes objectifs et bien plus encore, j’ai travaillé dans la City et visité tous le pays en long et en large, mais j’avais ce sentiment d’une chose inachevée, qu’il y avait quelques-chose de plus à vivre ici. J’ai construit des relations profondes avec certaines personnes et je crois que ce pays me plait beaucoup. J’aime ce mode de vie décontracté mais sérieux à la fois. J’aime ce pays immense et me sentir au porte d’un pays gigantesque rempli d’un vide si intense qu’il en devient envoutant, mystérieux. Quel pays Européen peux se vanter d’avoir encore des contrées inexplorées, alors que chaque morceau de terre appartient à quelqu’un, est traversé par des route et des ponts, même le ciel est constamment traversé des trainées blanches laissées par les avions. Ici, en Australie, il y a encore de la place pour la vie sauvage, l’inconnu. On sort d’une piste et on fait quelques mètres dans la brousse et là on peut se dire avec quasi certitude, que personne n’a jamais foulé ce sol depuis des centaines d’années, peut être beaucoup plus ! Il y a bien sur des problèmes en Australie et je n’essaie pas là de dire que c’est un pays idyllique ou un Eldorado, c’est juste que c’est un pays qui inspire le respect. Et franchement, vivre à Sydney, pour moi la plus belle ville à vivre en Australie, peut être au monde, mérite qu’on s’y arête plus longtemps… plus longtemps que les six mois que j’ai passé, pourquoi pas quelques années.

C’est en réfléchissant à tout cela, à ce que serait mon avenir, que j’ai fait cette chose un peu folle. Un peu par instinct. J’ai fait une demande d’extension de mon WORKING HOLIDAY VISA. Je ressentais une envie folle de revenir en Australie. Mais je l’ai fait pour une bonne raison : Je sais qu’à mon retour en France, avoir l’envie de retraverser le monde serai une décision bien difficile, pour peu que je me sente bien, et sois tenté par un boulot pas trop mal payé, me guidant inexorablement vers un petit confort et une vie posée en France. Me connaissant, je savais que j’aurai du mal à ne pas retombé dans la petite routine qui m’a un jour tellement ennuyé que j’avait décidé de tout quitter pour venir en Australie. J’ai toujours eu envie de plusieurs vies, plusieurs expériences, celles qui vous épanouie et qui embelli la vie en l’agrémentant de pleins d’aventures, aventures humaines ou professionnelles. Une vie simple ne m’intéresse pas vraiment, j’ai besoin de quelque chose de bien plus excitant ! Si je dois vivre une vie Internationale comme je l’ai toujours rêvé, je ne dois pas rentrer en France pour m’installer, je dois repartir ailleurs. Et quoi de mieux dans un premier temps d’aller terminer ce que j’ai commencé, devenir un ingénieur international, et bilingue, qui peut m’ouvrir les portes du monde. Le choix que je vais être amené à faire va s’annonce difficile. M’installer en France (définitivement) ou alors repartir. Si je dois m’expatrier, c’est maintenant ou jamais. A ma grande joie, j’ai reçu mon Visa quatre jours après en avoir fait la demande !!! Je peux rester et travailler en Australie jusqu’au 7 Avril 2010 !!!

Comme ca, j’ai encore une option, si jamais la vie en France ne me plait pas, si jamais j’arrive à résister à la tentation de m’installer. Je peux repartir, à la dernière condition est d’y trouver un job convenable et de na pas perdre mon temps.

J’ai mis ces interrogations existentielles de coté, on verra ca de retour en France. Le départ était maintenant imminent. Il me restait plus qu’à fêter mon départ comme il se doit, entre amis. Pour mon dernier jour, le dimanche 30 mars, nous avons profité de la belle journée ensoleillée en allant faire un tour au Botanic Garden. Nous étions tout le groupe de français ensemble, où nous avons squatté la Pelouze en jouant à des jeux et en discutant ! Puis on a fait une photo tous ensemble, sautant en l’air devant l’Opéra House !!Une merveilleuse photo ! Le soir on a fait un grand repas dans le Courtyard de l’Original Backpacker, mon dernier repas. J’ai revu Jérémy et Alex qui sont venus me voir et de dire au revoir. Puis on a passé une soirée mémorable, d’abord devant l’entrée de l’Hôtel, jusqu’à 23h, sans que Franck, le gardien, ne nous fasse une seule remarque, c’est à croire que mes amis l’aveint soudoyé afin qu’il ne jette pas tout le monde dehors. D’habitude, à 22h, l’hôtel est extrêmement calme mais là, extraordinairement, Franck ne disait rien !!! J’avais décidé de faire une nuit blanche car mon avion partait à 8h35 et il fallait que je quitte l’hôtel avec la navette de 5h45 !  J’ai dis un grand Au revoir à Sachiko car elle travaillait le lendemain. Puis on a squatté l’autre coté de la rue, on était une douzaine, assis par terre en rond, passant une bonne soirée, une merveilleuse soirée ensemble. J’ai assisté à beaucoup de soirée d’adieu comme celle là, ou à la fin le déchirement de voir quelqu’un qu’on apprécie s’en  aller vous fend le c½ur, et à ces soirées là je me disais souvent, Je n’ai vraiment pas hâte que ca soit mon tour !! Et pourtant, ce jour arrive où il faut partir. Cette soirée là, je m’en souviendrai toujours, du moins resterons gravés les moments que l’excès de goon ne m’a pas enlevé de ma mémoire… Et j’ai vraiment beaucoup apprécié ces dernières heures ! Merci à tous pour cette soirée !! Je ne me souviens plus vraiment de la fin, sinon que vers 4h du mat’ les gens ont commencé à partir…on était plus que 4 vers la fin, à rigolé, fumer, se raconter nos histoires, se prendre en photo… Puis à 5h mon réveil à sonné. J’étais plutôt soul ! J’ai marché jusque dans ma chambre pour prendre mes trois sacs qui m’on déchiré le dos, je suis allé dans la salle TV où j’ai trouvé Armand en train de dormir. Je l’ai réveillé pour lui dire au revoir… et pour lui dire un grand merci pour le voyage qu’on a fait ensemble. Puis j’ai rendu mes clé à Franck qui était au comptoir, j’ai acheté un ticket aller pour la navette de l’aéroport et j’ai passé mes dernières minutes à attendre la navette, seul avec l’esprit embrumé par l’alcool, mais avec encore un éclair de lucidité pour regarder une dernière fois l’Original Backpacker, qui fut ma Maison à Sydney et mon pied à terre en Australie, puis je me suis souvenu du premier jour où je suis arrivé, il pleuvait, j’étais nouveau, sans amis, sans réel plans !! Puis me voilà, exactement un an plus tard. Putain je l’ai fait et je l’ai adoré cette année !! Pas un jour de ma vie je regretterai ce choix !!

La navette est enfin arrivée, trop vite, je suis monté et j’ai regardé de mes yeux mi clos les lumières étourdissantes de Kings Cross, le seul quartier d’Australie qui ne dort jamais. 40 minutes plus tard, j’étais devant les portes coulissantes du hall de l’Aéroport. J’ai tapé la discute quelques instants avec un Américain qui partait pour la nouvelle Zélande ! Puis je suis rentré dans le hall avec mes bagages, d’un pas mal assuré, jusqu’au comptoir de la Cathay Pacific. Il n’y avait pas de queue. J’ai posé mes deux gros bagages sur le tapis roulant et l’hôtesse m’a regardé bizarrement. J’étais grillé direct. Pour rendre les choses encore plus difficile, il y a avait apparemment un problème avec mes bagages, ca dépassait les 20 kg, alors que j’étais certain que c’était 30kg quand j’ai acheté mes billets. J’ai du retrouver l’impression de mon billet électronique de l’aller, que j’avais miraculeusement conservé quelque part au fond de mon sac dans mes papiers, avant qu’elle ne s’excuse et enregistre les bagages. C’est elle qui a du certainement donné l’alerte, car une fois les portiques de sécurité franchis, deux agents m’on prit à part et m’ont fouillé de fond en comble. C’est là que j’ai réalisé que j’avais les yeux complètement explosés, veinés de rouge et qu’on avait du me prendre pour un fumeur de crack ! Ils ont vite compris que j’avais fait la fête pour ma dernière soirée  en Australie et après avoir discuter amicalement, ils m’ont laissé partir !

Pffff !! J’ai eu le temps d’aller au bureau des Tax Back pour récupérer les taxes des deux I touch que j’avais acheté, un pour moi et un pour mon frangin.

Nous avons embarqué dans un Airbus A 340-400 ultra moderne et confortable. Je n’ai pas réussi à dormir. 9 heures plus tard, j’atterrissais à Hong Kong, en début d’après midi. Il me restait 7h30 pour aller en centre ville, boire un verre avec Sisi, David et Maxine, et faire connaissance du nouveau né, Ruhys ! Je ne les avais pas vus depuis qu’ils m’avaient invité l’année dernière. Ca m’a fait plaisir de les revoir. Ensuite, il fallait que j’aille faire du shopping pour la famille, sur ma liste de trucs pas cher à rapporter : chemises Ralph Lauren, jeans Levis et des fringues pour moi. La fatigue de la soirée de la veille, et celle accumulé durant le vol ne m’avait pas épargné, et soudain j’ai ressenti un flot de fatigue m’envahir, les jambes se dérobaient sous moi au fur et à mesure que je déambulais, complètement décalqué par le voyage et aveuglé par les néons et ces milliers de chinois qui grouillaient autour de moi. J’ai quand même pu faire les achats, et puis j’ai pris le taxi jusqu’au train qui mène à l’aéroport. Je suis arrivé juste à temps alors que l’embarquement avait déjà commencé. Enfin : du repos ! L’avion était malheureusement moins confortable que le premier vol car la cabine de l’avions était moins bien équipée, mais j’ai réussi à dormir quelques heures.

Il était 6h40 quand l’avion a atterri à l‘aube du 31 mars sur le Tarmac froid de l’Aéroport Charles de Gaulle. J’ai récupéré mes affaires après un contrôle surprise des services de l’immigration à la sortie de l’avion. C’était pas très malin de bloquer les passagers dans le couloir de débarquement alors qu’il faisait 2 °C dehors et que je n’avais pas prévu de veste, du moins pas avant que je récupère mes bagages. A la sortie après les douanes, Guillaume est venu me chercher et m’a aidé à porter mes affaires, heureusement qu’il était venu  car j’étais vraiment beaucoup chargé ! Pour ne rien arranger c’était l’heure de pointe dans le RER B vers Paris. Il était 7h40, la rame était pleine à craquer, et pour arranger le tout le RER rencontrait des problèmes techniques. Une heure et demie plus tard, on est arrivés à l’appartement de mon frère près de la gare de Lyon.

Avant de se poser, on a acheter à manger. C'téait mon premier retour avec la nourriture française, un bon gros sandwich au saucisson fait avec de la varie baguette française, et acheté à la boulangerie/patisserie du quartier. Je l’ai engloutie direct ! un vrai glouton! Après cet encas divin, j’ai eu le temps de discuter avec mon frère, puis il m’a laissé seul car il devait aller bosser, il avait pris sa demie journée pour m’accueillir, ce qui était vraiment très sympa de sa part. J’ai pris un bon bain chaud, le premier depuis un an !!! Et ensuite je me suis couché sur le canapé lit pour un sommeil réparateur !

Puis je me suis retrouver seul...

Un an jour pour jour que je suis parti, je suis revenu au pays et maintenant ?

 

D’abord il faut que je me pose, puis que je fasse le bilan de cette année à l’étranger, et après… commencer à penser à l’avenir…

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Damien JOLLY

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