Première soirée Australienne et match de foot

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15/06/2008 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

Samedi soir j’ai participé à ma première soirée 100% Aussie. Vendredi soir, alors que nous décompression de la semaine en buvant des bières autour de la cafet, Zofi, une collègue qui bosse dans le service des façades m’a proposé de venir passer la soirée de samedi pour sa pendaison de crémaillère. Elle avait également invité d’autres collègues avec qui je bosse. Zofi venait d’emménager avec deux autres colocataires dans une nouvelle maison situé au sud de Newtown, à Marrickville. J’ai accepté volontiers l’invitation, curieux de vivre une soirée différente des sorties dans les bars bondés de routards de King Cross.

Le vendredi soir il y avait le match de foot entre la France et les Pays bas, enfin… c’était  plutôt samedi matin car le match était diffusé à 4h30, heure australienne (Précisons heure de la côte est car avec l’ouest il n’y a quand même 3 heures de décalage). Les droits pour les matchs sont malheureusement réservés pour les chaines payantes du câble, donc il n’y avait pas moyen de pouvoir assister au match confortablement installé dans ma chambre, ni même depuis la TV Room puisque l’installation de l’hôtel n’est pas équipée du terminal de paiement nécessaire. Le seul moyen pour aller regarder les matchs, c’est donc de marcher 20 minutes pour rejoindre le centre ville et se poser au « Cheers », un grand pub sur Georges street qui retransmet l’intégralité des matchs de l’Euro 2008 sur une dizaine d’écrans plats répartis sur trois niveaux. A chaque match, beaucoup de fervents supportaires s’y rendent et c’est l’ambiance garantie ! Mais à 4 h du mat’ on n’est pas toujours d’attaque pour traverser la ville… d’autant que les trains ne sont plus en service. Heureusement, SBS, la chaine sportive nationale (et gratuite) a acheté 8 matchs, dont celui d’ouverture, la finale et les semis, ainsi que le match entre la France et les Pays Bas. Cool !!

Donc après la soirée à l’empire, je suis allé dans le centre ville accompagné des trois français que je venais de rencontrer en boite. Nous sommes allés au Cheers bar pour regarder le premier match entre l’Italie et la Roumanie. Résultat : 1-1 et un beau penalty repoussé par Buffon ! Fallait voir les Italien crier et hurler à chaque occasion, contester le penalty à grand coup de « Va Fenculo !! » puis éclater de joie quand Buffon a arrêté la balle. Après le premier match, on est donc rentré à l’hôtel juste à temps pour assister à l’ouverture du match sur SBS, dans la TV room. Je commençais à être très fatigué… Presque tous les néerlandais et les français de l’hôtel étaient réunis devant la grande TV, avec les recharges de bières qu’il faut. Après 10 minutes de jeu les Pays Bas marquent, cri de joie et chambrage des néerlandais mais les français gardent confiance. Puis deuxième but qui fait 2-0, re-chambrage. Quelques visages crispés chez les frenchies... L’espoir renait dans le camp de la France quand l’équipe nationale remonte à 2-1. Puis c’est la catastrophe, la dégringolade !!! 3-1, puis 4-1. Les français sont largement battus, presque ridiculisés. Je suis parti me couché dès la fin du match, dégouté, lessivé par ma journée et complètement abattu par le résultat. Dernière chance pour la qualification contre l’Italie mardi prochain. Le match est à 4h30 et je travaille le lendemain. Je ne pourrais pas voir le match cette fois.

Le lendemain j’ai reçu  un sms de Zofi qui me communiquait son adresse. La soirée commençait à 19h00. Marrickville n’était pas vraiment la porte à coté. J’ai du prendre un premier train, puis attendre 25 minutes à Central pour la correspondance. J’ai du descendre deux stations avant car la ligne était en travaux, puis monter dans un bus pour rejoindre Marrickville station. En descendant du bus plein à craqué, je me suis retrouvé tout seul dans un quartier résidentiel, à demi plongé dans l’obscurité de la nuit. Au loin, j’apercevais les lumières étincelantes de la City. La route principale était correctement éclairée mais les petites rues avaient comme seul éclairage quelques lampadaires sporadiquement espacés, dont la lumière blafarde se découpait dans l’obscurité telle une série de douches lumineuses. Rien de vraiment très rassurant. Je me suis engagé l’air inquiet dans une de ces petites rues, sans pouvoir distinguer exactement où elle menait. J’en avais pour 5 minutes selon Google Map. Effectivement après une petite marche je suis arrivé dans une rue plus large, du nom de Jackson Streets Les maisons s’étalaient de chaque coté, chacune disposant sur le devant un petit jardinet plus ou moins bien entretenu. Zofi habitait l’une de ces charmantes petites maisons, au numéro 224. J’ai su directement dans quelle maison la fête avait lieu puisque que c’était la seule d’où s’échappait de musique rythmée et des conversations animées, alors que le calme régnait en maître sur tout le voisinage. Pas de sonnette en entrant, la double porte laissait entrevoir le séjour. Zofi m’a aperçu et m’a fait entrer dans le salon. Une dizaine de personnes que je ne connaissais pas était allongés sur les canapés, au mur figurait une énorme carte du monde me rappelant que l’Australie est bien loin de la France, et surtout que l’Europe n’était pas le centre du monde. En effet la carte montrait l’Europe à gauche, l’Asie et l’Australie au centre et le continent Américain à droite. La maison n’était pas très large mais très profonde et sur deux étages. Au rez-de-chaussée se trouvait une première chambre, le grand salon d’où grimpait un escalier vers d’autres chambres, un vestibule et une petite cuisine. Au fond se trouvaient les toilettes et la lingerie, puis un jardin tout en longueur qui se terminait par une petite cabane. L’ensemble était en très bon état, cela sentait la rénovation récente. J’ai retrouvé mes collègues près de la cuisine. Il y avait Alex, Jack et sa copine, Patrick et deux filles d’ARUP que je ne connaissais pas. Les autres étaient des invités des deux autres colocataires. Je me suis rendu compte que je n’avais rien apporté. Heureusement, je n’étais pas le seul, Alex non plus. Nous sommes donc allés dans un bottle shop et j’ai acheté un Merlot d’Australie du Sud. A ma grande stupéfaction, j’ai découvert sur l’étiquette que le vin était élaboré à l’aide de lait, d’œufs et de produit de la mer. Exactement comme le Goon, vous savez la piquette que boivent tous les backpackers. J’ai eu l’explication par Alex. Il semblerait que ces ingrédients soient introduits dans les cuves pour faciliter la décantation du vin. Selon lui, ce procédé est également utilisé en France mais que cela n’est pas indiqué sur les étiquettes. Je ne suis pas œnologue, et honnêtement j’en doute ! Mais si quelqu’un à la des informations sur ce sujet je serai ravi d’en savoir plus. Bref, à 15 $ la bouteille (8 €) ca me fait chier de savoir qu’il y a peut être encore des morceaux d’huitres et du lait qui reste dans ma bouteille ! De retour chez Zofi, j’ai pu faire une dégustation de vins Australiens. Nous avions le choix entre un Merlot, un Shiraz, un Cabernet Sauvignon de 2006 et un autre Cabernet de 2005. Tous sont de bons vins parfaitement buvables, mais tous très sucrés, surtout le Shiraz et personnellement je préfère les vins assez secs... Les vins australiens sont également plus « chargés » que les vins français, de 13 à 13,5%, à cause du soleil qui charge les grappes en sucre. Sans être chauvin aucun ne vaut un bon Bordeaux, ou un Côte du Rhône…

J’ai beaucoup discuté avec mes collègues, du boulot, de la vie en Australie, des voyages et certains voulaient que je leur apprenne des mots en français. La langue de Molière à vraiment la côte ici, et l’accent français est l’un des accents les plus sexy, sans que je comprenne bien pourquoi Ca me faisait marrer de les entendre répéter avec un accent anglais exécrable : « Vulez fou coussé avé moi ce souair ? » ou encore « Jé mapeule Alex » Mais je ne pouvais que leur dire que leur accent était parfait, au moins l’intention y était. En retour j’ai eu le droit à un cours privé pour prononcer correctement la phrase le plus fréquemment prononcée en Oz : « How is it doing mate ? » qui se prononce « How isit’ doinnn, maïte ?» J’ai été félicité pour ma bonne prononciation ! A chaque nouvelle personne que je rencontrais les formalités sont les suivantes, homme ou femme, on se serre la main en donnant sont prénom suivi d’un « Nice to meet you ». J’avais bien sûr oublié la quasi totalité des prénoms des gens que j’avais rencontré à l’instant même où j’avais terminé de leur serrer la main. Mais c’était vraiment sympa de rencontré des gens d’ici, des vrais australiens de Sydney, Melbourne ou Brisbane.

J’ai donc passé une très bonne soirée, en compagnie de plein de gens nouveau, ce qui m’a beaucoup changer les soirées habituelles au backpack. On est rentré à plusieurs vers la city en taxi, vers 2 heures du matin.

 

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Damien JOLLY

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