Mon petit voyage sur la cote EST

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24/12/2008 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

Hello tout le monde ! Et bien voilà j’ai enfin pu me connecter sur le web pour donner de mes nouvelles.

Armand et moi sommes donc revenus à Sydney après quelques jours dans les Blues Mountains et une semaine passés à Byron Bay et ses environs. Nous avons bien profité du beau temps qui s’est installée le lendemain de notre arrivée à Byron, j’ai retrouvé Laurence et sa copine, on a fait du surf, des footings le matin sur la plage…  et un week-end à Brisbane, bref les vacances !! Et nous voilà de retour à Sydney pour passer les fêtes de Noel et du nouvel an. Cette petite excursion aura été pour nous un test avant de démarrer le GRAND TOUR autour de l’Australie !!

Le van est fin prêt, ou presque pour arpenter les routes de l’Australie Occidentale et traverser le désert. Je vais vous parler un peu plus de Barry White – c’est le nom de notre van ! Donc Barry est un Mitsubishi Express 2.0 litres essence à transmission automatique de 10 ans. Il a déjà un peu rouler sa bosse puisqu’il affiche 260 000 kilomètres au compteur, mais il a bien été entretenu par le précédent propriétaire, Pete, un mécano de Mali beach, à qui je l’ai acheté.  Pourquoi Barry White, vous me direz ? et bien c’est parce qu’il est tout blanc et que le nom de mon ancien van était Migg Jagger, vous vous souvenez ? Donc je suis resté sur les noms de chanteur ! Barry roule très bien et la transmission auto permet de rouler relax, surtout quand on cherche son chemin. Bon, le pépère à quand même la descente facile ! Il descend 13 litres au 100 km et pompe un peu d’huile moteur mais il ne chauffe pas. Je l’ai donc acheté sans rien. L’arrière n’était équipé que d’un matelas en mousse à même le sol, d’un camping gas et de deux chaises pliantes. J’avoue que j’avais un peu d’appréhension en filant les 5000 dollars en liquide à Pete, car si le van et le moteur étaient en bon état, il me fallait le convertir en campervan avant de songer à partir en voyage. C'est-à-dire que je devais construire une structure en bois pour créer un espace de rangement dessous et pour povoir poser un lit au dessus. Pas évident. Mais je suis né dans une famille de bricoleurs, et j’ai essayé de relever le défit même si mon cv de bricolo n’affiche que quelques coups de peintures, des poses de plancher et les bricoles que mon frangin et moi construisions quand nous étions petits dans l’atelier de menuiserie de mon grand Père Henri. (Je pense d’ailleurs bien à lui, j’espère qu’il va bien et j’aimerai qu’il soit fier de son petit fils). Donc ca c’était avant de rencontrer Armand.

J’étais dans le courtyard de l’Original Backpacker le matin suivant l’achat du van que j’avais garé un peu plus loin dans la rue, en gardant un ½il sur lui tous les deux heures. D’une part parce que c’était maintenant ma propriété et bientôt ma seule maison, et d’autre part parce que les stationnements à Sydney, bien que généralement gratuits, sont limités à 1 heures ou deux de parking. Je m’étais stationné sur un place ou j’étais obligé de bouger toutes les deux heures, ce je faisais afin d’éviter de recevoir une amende dès le premier jour. Les flics ne sont normalement pas trop regardant à l’heure près mais il ne faut pas abuser.

Je  prenais donc mon petit déj en gribouillant les esquisses de ma première réalisation quand un français est venu me voir et m’a demandé ce que je faisais. Je lui expliqué mon projet et il m’a dit illico que ca l’intéressait de me filer un coup de main, vu qu’il sortait de l’école d’architecture. On a donc conçu ensemble les plans, choisis les matériaux, les type de fixations, défini le principe de la structure, toutes les cotes d’après mes relevés de dimensions et le principe de trappe pour accéder à l’espace de rangement. Puis on a été sur site (dans le van) pour s’assurer que c’était faisable. Comme la pratique ne confirme que très rarement la théorie, nous avons du remodifier les cotes pour s’adapter à la forme du coffre et des stries en métal du sol qui nous empêchait de poser les pieds n’importe où. Puis le lendemain, nous sommes allés au Bunnings. Bunnings est l’équivalent de Leroy Merlin ou Bricorama en France, sauf qu’ici ils ont le monopole du DIY (Do It Yourself). Il n’y a aucun mots pour dire Bricolage en Anglais donc ils appellent ca DIY, House Work, ce qui m’a fait réaliser la pauvreté de la langue Anglaise. Nous avons acheté des panneaux de MDF, des poutrelles en sapin, des équerres, des vis et de la colle à bois. Ensuite on s’est attelé à la construction de la structure. Heureusement, l’Auberge avait des tonnes d’outils de bricolage dans le TOOL SHED, que nous avons pu emprunter librement. C’est donc armé d’une perceuse visseuse, d’une scie à disque, d’une scie sauteuse, d’un marteau, de papier à poncer que nous avons investi le large trottoir de Victoria street pour travailler sur le van. Nous suions à grosse goutte devant les passants et des backpackers intrigués. Pas mal de gens nous ont posé des questions, nous demandant ce que nous construisions, certain donnant des conseils, d’autres nous souhaitant simplement bon courage.

Alors que nous étions en train d’assembler la structure et de poser la moquette, un vieil  Australien genre 60 ans à la retraite s’amène vers nous et nous dit : « Do you want to make 50 dollards easily? » On a dit « Of course yes ! » et le lendemain matin nous jouions les déménageurs pour transporter deux grands tableaux d’art aborigènes d’un luxurieux appartement de  Kings Cross jusqu’à la maison de son frère, à Bondi. Easy money, come on dit ! Et comme ca suffisait pas, son frère nous a proposer gratos un matelas IKEA flambant neuf dont il voulait se séparer, et qui par chance rentrait parfaitement dans le van !! Il nous à même filé quelques draps et deux serviettes qui sortait tout droit de la machine à laver ! Ils sont quand même sympa ces Australiens !

Le plus dur à réaliser n’était pas la structure, mais plutôt les découpes dans les panneaux de MDF. Il nous a fallu faire faire les prédécoupes chez Bunnings, puis terminer le boulot à la scie sauteuse. Les trappes n’étaient pas une partie de plaisir non plus et ils nous a fallut une journée entière pour les réaliser, avant de coller les deux couches de panneaux entre elles, d’assembler le tout en vissant les panneaux sur la structure et de caler l’ensemble pour que rien ne bouge.  Après quatre jours nous avions terminé nos travaux et le van était prêt à accueillir ses premiers occupants ! Il fallait encore l’équiper d’une glacière, des boites de rangement, d’un inverter pour pouvoir recharger laptops, téléphones portables et batteries d’appareil photo et d’une boite coffre fort sécurisée pour entreposer les laptops et les objets de valeurs. Ce que nous avons fait au fur et à mesure de notre voyage. Nous avons aussi dans l’idée d’installer un Bull Bar, ou Roo Bar, pour éviter qu’un Kangourous suicidaire ne réduise notre voyage à néant.

C’est comme ca qu’Armand est devenu mon Travel Mate, puisque lui venait d’arriver en Oz depuis une semaine et cherchait quelqu’un pour partager les frais d’achat d’un van et faire le tour de l’Australie. Ca tombait à pic. J’aurai préféré trouver un étranger plutôt qu’un français mais devant l’occasion j’ai accepté. C’était plus prudent pour moi et le fait de partager le prix du van voulait dire que je ne risquais pas de me trouver au milieu de mon voyage à supporter seul les couts d‘essence et d’entretien du van. Mon parcours ne lui posait aucun souci, si ce n’est qu’il aimerait bien s’arrêter quelques semaines pour faire du fruit picking et recharger un peu le porte monnaie en route. Donc j’ai dit banco !

 Le mardi suivant nous avons donc décollé pour aller visiter les Blues Mountains. Nous sommes partis en convoi avec Marcus et Nele, un couple de Belge trilingue, français, néerlandais et anglais, qui venait d’acheter un 4x4 pour faire le tour de l’Oz. Leur tout terrain est équipé d’une tente montée sur le toit qu’ils déplient en dix minutes. Comme leur véhicule était immatriculé dans le Queensland, ils devaient s’y rendre pour effectuer les formalités de changement de propriétaire. Moi je n’ai pas eu ce problème puisque Barry est immatriculé dans le New South Wales et Pete, celui qui m’a vendu le van m’avait accompagné aux bureaux de la RTA (road trafic authority) et pour 110 $, c’était plié en dix minutes.

Marcus et Nele sont donc deux Belge de Bruxelles qui représente à eux deux la réconciliation entre Wallons et Flamands. Ils sont très sympas et comme Nele est moins à l’aise en français on parle souvent en anglais ensemble. Nous avons donc roulé en convoi jusqu’à Katoomba dans les Blues Mountains, puis nous sommes monté dans le Nord à la recherche du soleil qui s’était caché pour quelques jours.

Notre convoi Franco-Belge a atteint Byron Bay le Dimanche suivant après quelques jours de route ou nous nous sommes arrêtés sur le chemin pour visiter Newcastle et Coffs Harbour, malheureusement sous un ciel nuageux. Nous nous sommes littéralement « installés » à Ballina dans un parking à l’écart de la route perdu dans le buch et situé juste à coté d’une magnifique plage. Il y avait une douche foide, des toilettes à proximité et un peu plus loin un camping ou nous allions parfois squatter les douches chaudes. Le lundi suivant Laurence et Audrey sont arrivées de Melbourne et ont apporté avec eux le beau temps qui ne nous a ensuite plus quitté. Laurence est mon pote de promo et travaille à Saverne, à coté de Strasbourg. Il est venu en Australie pour trois semaines. Lui et sa copine logeaient chez Pat et Daline, un couple d’Australiens, connaissance de ses parents de l’époque ou ils vivaient en Rhodésie. (Actuel Zimbabwe).

Marcus et Nele, eux, nous ont quittés pour monter plus au Nord et traverser la frontière du Queensland pour s’occuper des formalités du 4x4. Les jours suivants se sont déroulé avec un programme très simple : Levé à 8h30 (sinon c’est vite une fournaise, petit déjeuner céréales et thé, footing d’une vingtaine de minutes le long de la plage puis baignade rafraichissante avant de passer la journée en alternant séance de bronzage et galipettes dans les vagues.

Au bout de quelques jours, Laurence et Audrey se sont vu confiés un 4x4 par leurs hôtes, (décidément très gentils) et nous sommes partis pour deux jours plus au Nord, jusqu’à Brisbane, en passant par Surfer Paradise et en redescendant par le village Hippie de Ninbin. A Brisbane nous avons visité la ville et passé une très agréable soirée au bord de la Brisbane River pour un Barbecue en musique puisque l’autre berge était animée d’un concert de rock en plain air, que nous avons pu profiter pleinement en dégustant nos burgers. Puis à la fin nous avons regagné le van qui était garé dans une rue pour y dormir.

Le matin suivant nous dormions à poing fermé quand quelqu’un à frappé à la porte. Il nous a fallu quelques secondes le temps qu’on reprenne un peu nos esprits et qu’on ouvre la porte. Deux policiers nous ont adressé un petit sourire en nous découvrant, les yeux mi-clos, les cheveux en batailles et dans nos sacs de couchage. Ils ne  nous ont pas même demandé de partir, ils se sont seulement contentés de vérifier notre identité et la validité de nos VISA, avant de nous souhaité un bon voyage. Sympa !

En repassant à Ninbin, j’avais oublié comment les alentours était joli, et comment le petit village si célèbre est perdu dans l’Outback. Deux heures après avoir quitté les cotes, nous sommes arrivés dans le village rue du petit Amsterdam de l’hémisphère sud. L’endroit était plus animé qu’en hiver, et c’était le jour du marché Hippie. Nous avons flâné dans les magasins et observé des vrais Hipies qui vivent ici comme si le temps s’était suspendu depuis les années 70.

De retour à Byron Bay, nous avons passé les deux derniers jours à la pratique du Surf. Après deux jours d’acharnement, j’ai réalisé à quel point ce port est difficile et pourquoi tous les Australiens ont des épaules hyper musclés. Ce sport demande en effet une condition physique impeccable. Une fois dans l’eau et aspergé de crème solaire, il faut d’abord affronter le déferlement incessant des vagues afin de rejoindre l’endroit où se forme les rouleaux. Chaque vague vous repousse avec une violence incroyable vers la plage ! Faire passer la planche de surf au travers des murs d'eau qui s'abattent sur vous relève du défit quand on imagine que le but est de passer d’énormes rouleaux avec une longue bouée plate accrochée au pied! Une fois avoir passé l’épreuve des vagues, il faut se mettre en position d’attente. Soit allongé à plat ventre, soit assis sur la planche, pour pouvoir repérer une belle grosse vague. Quand elle arrive enfin, l’excitation monte d’un cran. Il faut alors palmer avec ses mains pour se mettre dans le bon sens, puis, avec un timing irréprochable, palmer de toutes ses forces pour « prendre » la vague. Si par chance le timing a été bien calculé, on se sent alors porté par la vaque, ce qui est une sensation vraiment agréable. Mais ca n’est pas fini. Il faut encore se hisser avec les bras à l’avant de la planche, puis pousser de toute ses force pour se relever et poser ses pieds au milieu pour terminer la glissade jusque sur le sable de la plage ou alors, si on a moins de chance, s’écraser lamentablement devant un petit australien de dix ans qui surfe déjà comme Kelly Slater !

Le surf est un sport merveilleux, et qui procure des sensations exceptionnelles, mais il faut plusieurs années de pratique avant de commencer à vraiment prendre son pied.

Voilà le récit de ses quelques jours passés sur la cote Est. Nous sommes rentrés le 24 décembre à Sidney pour fêter le réveillon de Noël.



Etapes :
Byron Bay
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Damien JOLLY

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