Melbourne to Adeaide - La Great Ocean Road

l
17/02/2009 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

Notes de 1 au 5 Février – De Melbourne à Adélaide : La Great Ocean Road

Qu’est ce qu’il est bon de se retrouver sur la route à nouveau ! Malgré la tristesse d’avoir du dire au revoir à Pattie et Paul, puis à nos amis Belges, le plaisir de se retrouver au volant de notre Van, avec comme seul but de manger des kilomètres et de trouver un endroit pour dormir le soir nous a ravi. Il était devenu grand temps pour nous de poursuivre notre voyage, car mon temps restant en Australie se compte maintenant en jours. Il me reste plus que 60 jours avant que mon Visa expire. En regardant la carte, j’ai d’abord cru que nous ne pourrions pas y arriver étant donner les distances astronomiques que nous avons prévu de faire, puis en découpant les 10 800 km en petites étapes de 400-500 km, il nous restait suffisamment de temps, a condition de ne pas trainer. Il fallait maintenant se mettre définitivement à avaler les kilomètres.

Nous avons donc pris la direction d’Adélaïde par la côte et le soir nous nous sommes arrêtés pour la nuit à Anglesea. C’est une petite ville sans beaucoup d’intérêt, située juste aux portes de la Great Ocean Road, l’une des routes les plus célèbres d’Australie. La Great Ocean Road est à l’Australie ce que la route 66 est aux USA. De nombreux Bikers la pratique pour son parcours qui serpente sur les flancs des montagnes qui se jettent dans l’Océan. Cette route commence 150 km au sud de Melbourne et longe l’Océan du Sud sur environ 350 km. Les paysages côtiers découpés et les plages grandioses se succèdent au fur à mesure que l’on suit la cote. Comme la Great Ocean Road fait grande partie d’un parc National, les paysages sont parfaitement préservés de l’urbanisation intensive. Nous avions hâte de conduire sur cette route. A Anglesea, nous nous sommes posés sur le parking de la plage. La nuit s’est passées sans problème et au petit matin, nous avons pris notre petit déjeuner et fait un peu de rangement dans notre van. Comme avant chaque grosse étape, nous avons vérifié les niveaux d’huile et d’eau. Mais au moment de partir, le van ne démarrait pas. Impossible de lancer le moteur !! Nous avons insisté encore et encore mais rien ne venait. Le démarreur fonctionnait, la batterie était chargée, mais pas moyen de faire partir le moteur ! Nous nous sommes regardés dépités, et pendant un moment, je me suis dit : C’est peut être normal, nous avons eu tellement de chance jusqu’ici qu’il fallait bien que quelque chose nous arrive !!

Trois cents mètres plus loin il y avait une station service. Nous avons demandé où se situait le garage le plus proche. Il y en avait un à un kilomètre. Nous sommes retournés au van dans l’espoir que notre Barry White nous jouait un petit caprice. Mais rien à faire, le moteur ne s’allumait pas. Résigné à demander de l’assistance, nous nous sommes diriger à pied vers le garage, en se racontant nos pire expérience sur les problèmes mécaniques, et spéculant sur l’origine de la panne, alors que nousn’y connaissons rien en mécanique. Un coup c’était les bougies, puis le démarreur, ou eut être les deux types d’essence qu’on avait mélangé… Nous sommes arrivés une demi-heure plus tard au garage. Pour 65 $ ils ont envoyé un mécanicien pour essayer de réparer sur place. Le gars s’est ponté, à démonté le carbu, débrancher les bougies, testé leur allumage et fait tout un tas de truc sans réussir à faire redémarrer le moteur. J’étais désespéré. Dire que jusque là le moteur démarrait au quart de tour, sans pépin !! C’était incroyable que du jour au lendemain il nous lâche de la sorte !! Le gars est reparti et nous a envoyé une dépanneuse pour ramener le van au garage. Une fois là bas, le mécanicien à passer une heure à tripoter sous les sièges (là ou se trouve le moteur, pas sous le capot). A la fin il est venu vers nous avec un air grave. « Je ne comprends pas ce qui se passe, il semblerait que l’essence n’arrive pas jusqu’au carbu, c’est peut être la pompe à fuel qui fait défaut » Et il en a commandé une nouvelle, selon lui elle devait arriver le lendemain ou le surlendemain. « Une fois que c’est fait, peut être que ca marchera, mais je ne suis pas sur ! » Peût être !! Mais mon gars tes mécanicien ou pas, j’avais envie de lui dire !! On a sortit le van du garage en le poussant sur le trottoir, pour pouvoir passer la nuit.

 

 

 

Le lendemain matin il ne s’est rien passé, nous avons attendu dans le van, l’air désespéré, en se demandant de quel montant s’élèverai la douloureuse !! Pour nous changer les idées, nous sommes allés à la plage, puis nous avons essayé le stop. Normalement, c’est une pratique très peu courante et qui marche très mal, selon le Lonely Planet, mais comme on n’avait rien de mieux à faire que contredire les guides de touristes et surtout qu’on avait raté deux fois le car à la minute près, nous avons tenté le coup ! Nous nous sommes postés à la sortie du rond point de la ville. Au bout de dix petites minutes brandissant un carton indiquant « Lorne », la ville d’à coté, un vieil homme en Mercedes climatisés nous prend. Il était très sympa, et pendant les 30 minutes de trajet il nous a raconté sa vie. Dans un français hésitant mais étonnamment riche en vocabulaire, il nous parlait de sa carrière de commandant de bord de paquebots et de ses voyages en France.  Ce gars était tout de même habilité à barrer le Queen Marry II ! Comme Armand est architecte et que les maisons de coin étaient plutôt e q

Le deuxième jour, la mécanicien à passer deux heures sur le van pour démonter le réservoir et remplacer la pompe. Enfin, c’est ce qu’on pensait avant qu’il n’arrive vers nous, avec, cette fois ci, un grand sourire aux lèvres. « It’s fixed !! ». En fait notre pompe à fuel fonctionnait très bien, elle était juste débranchée. C’était probablement du aux vibrations lorsque nous avons emprunté des pistes en terre. Pour justifier ces trois heures de main d’œuvre et son diagnostique complètement raté, le mécanicien nous a facturé 279 $ avec comme prétexte : remplacement de deux bougies !!Quel nul ! En plus de trois cent doll ! Nous avions perdus trois jours juste pour un câble électrique débranché !!

Mais nous étions tellement contents de reprendre la route que nous n’avons pas bronché et payé. Notre voyage pouvait enfin continuer.

 

 

 

La Great Ocean Road était magnifique. Plus loin l’alternance de falaises et plage à fait place à de très grande falaise  droite que l’Ocean du sud rongeait inexorablement, en sculptant dans le grès jaune brun  des formes fantastiques, laissant apparaitre un mille feuilles de couches géologiques multicolore. L’atraction la plus populaire sont les douze appotres. Ce sont douze rochers qui, plus résistant, ont échappé à la corrosion de la mer et du vent. En réalité ils n’était plus que sept. Les cinq autre avait disparu, rogner par l’érosion, et certain n’était plus qu’un tas de rocher condamné à finir en grain de sable. Ils n’avaient pas jugé nécessaire de modifier le nom. N’empêche, c’était vraiment magnifique ! Plus loin le long de la cote, il y avait d’autre formations du même type portant des noms tout aussi évocateurs comme « London Bridge », « Razorback », « The Arch » ou bien « Sentinel Rock ».

Nous avons traversé la frontière inter état et passé en South Australia. 80% des habitant de l’état habite Adelaide car en dehors de cette ville, ce n’est que l’outback aride et désertique, qui recouvre 75% du territoire. C’est aussi l’état le plus sec du continent le plus sec ! Nous avons continué notre route vers Adelaïde en traversant d’immenses étendues désertiques.

Nous sommes arrivés le matin à Adélaide, où nous avons retrouvé Claire et Yohan. Tous ensemble, nous avons entrepris pour faire la visite de la ville, qui nous a beaucoup déçu, surtout le CBD. Sur la carte, ca avait l’air plutôt intéressant. A 5 kilomètres à l’ouest se trouvent les plages qui donne sur le golfe de St Vincent et à l’Est une étendue de parc nationaux et de Vignobles. Les vins du South Australia sont très reconnus ici. Le centre-ville est rectangulaire est entouré de parcs qui forment comme une sorte de périphérique. Nous nous attendions à de jolis parcs calmes et verdoyants et un beau centre ville riche en vieilles bâtisses comme celui de Melbourne, mais au lieu de cela nous avons découvert avec déception que les parcs étaient en fait un fouillai d’arbres secs et mal entretenus sans aucun aménagement. Ensuite la ville n’est qu’une succession de rue déserte sans aucun cachet, avec pour seul point d’intérêt deux artères principales qui regroupent tous les magasins et les fast food. Le reste de la ville n’est qu’une affreuse zone commerciale pour les concessions auto et divers magasins vendant des matelas, de la moquette et du matériel de camping. Pour ne rien arranger, la chaleur de l’après midi était insupportable et il n’y avait pas moyen de trouver un seul bar pour boire une bière. Dire que le Lonely présentait Adélaide, capitale du South Australia comme une ville enchanteresse à la végétation luxuriante, réputée pour ses festivals, sa bonne bouffe et son caractère hédoniste !! Y a des fois on se demande ce qu’ils ont fumé quand ils ont écrit le guide, ou combien ils ont touché de l’office du tourisme pour rédiger leurs commentaires.

Nous avons vite fuit l’enfer de la ville pour nous diriger vers la mer. Nous sommes passés au bottle shop pour acheter un six pack de Coopers, la bière du coin, qui est de loin ma préférée. A peine garé, on a tous sauté à l’eau les bières à la main. L’eau du golfe était très bonne, et la bière bien fraiche. Nous avons joué dans l’eau au ballon jusqu’au coucher du soleil ! C’était un pur moment de bonheur !

Nous avons passé ensemble la soirée au bord de la mer, à boire les bières et nous raconter nos aventures de voyage.

Le lendemain, il fallait qu’on reparte pour l’Ouest. Une très longue étape nous attendait. La traversé de l’Australie d’Est en Ouest, en passant par le désert du Nullarbor, une étendue de plaine aride et infinie, ou ne pousse aucun arbre. Pour vous donner une idée, la distance entre Adelaïde et Perth, situé sur la cote Ouest, est équivalent à celle entre Paris et Moscou, soit 2 700 Km !!



Etapes :
Anglesea
Note: 0/5 - 0 vote(s).
Imprimer ce message

Syndication :
Par Agathe
le 24/02/2009 à 05:51:04
Salut Damien,

Je m'apelle Agathe Riaud et Marie Laure Boeffard m'a donne le nom de ton blog. Elle est ma voisine a nantes. Il parait meme que nous aurions joue au tennis ensemble lorsque nous etions enfants, enfin bref...
Je lis avec delices tes aventures depuis un petit moment car moi aussi je suis en australie depuis presque 2 mois maintenant. Je suis actuellement a Perth ou je reste encore un mois je pense.
Je crois comprendre que pour toi le voyage se termine ce qui doit etre assez dur car l'envie de rester ici est assez forte je pense.
Quoi qu'il en soit si tu arrives sur Perth et que tu as besoin de renseignements sur la ville ou autre n'hesites pas a me contacter. Si entre habitants de la butte st anne on peut s'aider...
Bye
Agathe
www.clapaustralia.com

Laisser un commentaire

Damien JOLLY

Note: 4,1/5 - 35 vote(s).

Dans ce carnet

Connection

Newsletter / Suivi

Powered by
Kikooboo.com
(Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage)