Lundi 4 août – Rest area Gin Gin – Red Rocks (101 km)

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21/09/2008 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

Lundi 4 août – Rest area Gin Gin – Red Rocks (101 km)

 

Le froid glacial de la fin de nuit nous avait réveillés bien avant le levé du jour. Lorsqu’il a fait suffisamment clair dehors, notre premier réflexe fut d’essuyer la condensation qui s’était formée sur les vitres afin de jeter un coup d’œil aux alentours. A part le bruit des voitures au loin et le ronronnement de groupe électrogène d’un camping car, l’endroit était calme. Un autre van s’était garé pendant la nuit mais paraissait inhabité. Chaudement couvert pour affronter la fraicheur du matin, je me suis décidé à chauffer un peu d’eau pour mon thé (même en road trip il me le faut !). On a mangé le petit déjeuner à la va vite. Une fois le moteur vérifié (tous les niveaux étaient bons), nous avons pris la route. Le matin de si bon heure, la PACIFIC HIGHWAY n’est pas très animée. Elle est plutôt morte si l’on puis dire, au regard des nombreux kangourous morts écrasés pendant la nuit. Le carnage était impressionnant, les pauvres animaux gisaient sans vie sur le bord de la route. Les plus chanceux était encore en un seul morceau, les pattes en l’air raidi par la mort, les autres étaient réduit en miettes, complètement aplatis par les voitures, faisant le bonheur des oiseaux carnassiers. Ce sinistre semble être le quotidien des australiens du bush. On comprend alors mieux pourquoi les 4x4 et les camions sont équipés de pare buffles, appelés ici « roo bars ». En effet la conduite de nuit est rendu périlleuse car les kangourous sont des animaux nocturnes et les panneaux losange jaunes n’y peuvent rien. Le bon sens veut qu’en cas de rencontre fortuite entre un conducteur et un wallabie traversant la route, ce soit le pauvre animal qui se fasse tuer plutôt qu’un conducteur ami des bêtes se plantant dans un arbre en voulant l’éviter, de toute façon des kangourous pullulent en Australie, donc personne ne semble se soucier de ce massacre quotidien.

Nous avons donc continué sur la route, s’arrêtant de temps en temps à cause des travaux. En effet, la PACIFIC HIGHWAY étant si longue, elle est en continuelle reconstruction. D’une manière générale l’état de la route est bon, mais il arrive de traverser des passages où le bitume, usé par la trafic, rend la conduite inconfortable. Comme en France avec la DDE, les services des infrastructures routières travaillent par tout les temps pour remettre en état le réseau. La loi du « un qui travaille, trois que regardent » est la même ici quand métropole. Il semble que les australiens aient résolu une partie du chômage en créant des emplois que je qualifierais d’inutiles. En effet, à chaque « road work » section, un gars reste planté sur le bord de la route, brandissant un panneau rond jaune avec inscrit dessus : SLOW, rappelant aux automobilistes de réduire leur vitesse, ce que les panneaux en amont avaient déjà signalé, eux, sans couter un sou au contribuable. Quand une voie est condamnée pour les travaux, leurs rôle devient alors plus complexe, ils n’ont qu’à retourner leur panneaux qui est rouge avec inscrit « STOP », signalant aux voiture de s’arrêter pendant que l’autre file est en train d’utiliser la voie de libre. Ce qu’un feu tricolore peut très bien faire, pour un cout minimum là aussi. D’autant plus que de rester la journée entière sous un soleil écrasant debout avec un panneau à la main ne doit pas être passionnant, pas étonnant que l’Australie soit le pays comptant le plus de cancer de la peau au monde !

Nous nous sommes arrêtés à Coffs Harbour le midi le temps d’un pique-nique dans l’herbe du North Coast Regional Botanic garden, dont nous avons pu profiter pleinement, vu que nous étions presque seuls à le visiter. Le parc abrite de nombreuses espèces menacées et des spécimens régionaux de forets humides. Après notre visite, nous ne nous sommes pas attardés plus dans la ville dont la seule fierté est la production de bananes depuis 1880, comme en témoigne l’énorme banane en béton armée à l’entrée de la ville. Après quelques courses, nous avons donc repris la route.

Après trois heures de trajet, toujours sous un ciel parfait, nous avons décidé de quitter la route principale pour se diriger vers Seal Rocks, un petit village en bord de mer plutôt bien noté par le Lonely. Nous sommes arrivés peu après dans un petit village résidentiel où rien n’avait l’air de se passer. Poussés par l’envie de prendre une bonne douche chaude, nous nous sommes décidés à passer cette nuit en camping, et en profiter pour recharger les batteries des téléphones portables et du PC. Nous nous sommes garés en dehors pour connaitre les prix et visiter avant de s’installer. Bien évidement, comme exactement partout en Australie, aucun tarif n’est affiché et il faut demander le prix en s’adressant aux gens. Bon, pour 16 $ l’emplacement, ca valait le coup. Le camping ne payait pas de mine mais cachait un véritable trésor à proximité, une plage quasi déserte, immense et tout simplement splendide ! Banco, nous avons payé et on s’est installés au milieu des caravanes de retraités. Avant que le soleil ne décline, nous avons fait un tour à la plage. Elle commençait par une petite falaise d’où on pouvait grimper pour admirer la vue, puis s’étendait à perte de vue, le sable jaune était immaculé, encore mouillé par la marrée descendante. Nous avons marché le long de la plage jusqu’à ce que la fraicheur de la soirée nous force à rentrer. Le camping était loin d’être rempli. Nous avons fait la connaissance d’un couple de retraité australien qui habitait le Queensland. Nous avons sortis les tables et chaises pliantes pour le diner, faisant un peu tache au milieu des caravanes et camping car ultra équipées, dont certains avec des groupe électrogènes et des antennes paraboliques !

Après avoir regardé un film sur mon PC, nous nous sommes mis au lit vers 9 heures. Cette fois ci, nous avons trouvé le sommeil sans difficultés, bercés par le bruit de fond des vagues au loin.

 

 

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Damien JOLLY

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