Du 6 au 12 février – D’Adélaïde à Perth – La traversée des plaines désertiques du

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01/03/2009 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

Du 6 au 12 février – D’Adélaïde à Perth – La traversée des plaines désertiques du Nullarbor

Armand et moi quitté Adélaïde en début d’après midi après une session internet (gratuite) à la State Librairy of South Australia, (Mais je n’ai pas pu donner de nouvelles car mon PC ne fonctionnait pas avec leur connexion Wi Fi). Après quelques heures de route en longeant de Golfe de Spencer, nous sommes arrivés à Port Augusta. C’est un gros relais routiers et la dernière ville avant notre traversée. Nous avons laissé à notre droite la Stuart Highway qui traverse le pays du Sud au Nord en passant par Alice Springs. C’est par cette route que nous avons prévu de revenir. Nous avons continué plein Ouest sur la Eyre Highway qui traverse d’abord le nord de la Péninsule de Eyre sur 450 Km, avant d’entamer le désert. La péninsule est une région agricole qui produit beaucoup du blé. La route était toute droite et monotone, bordées de chaque cotés par d’immense champs de blés récoltés. J’ai pourtant déjà vu des champs immenses dans la Beauce ou dans le Berry, mais ceux là, on aurait dit que jamais ils ne se terminaient. SI j’avais pris une photo au début de la route et un autre 350 km plus loin, vous seriez incapable de trouver une différence. On pourrai penser que je les ai prise l’une à la suite de l’autre, c’est vous dire si le voyage semble long ! On a l’impression de ne pas avancer. Sur tout le trajet, nous avons longé un gazoduc et une voie ferrée qui s’arrêtait dans des petits villages qui jalonnait notre parcours. A part la station service, ils semblaient désertés. A chaque entrée de patelin, il y a d’immenses silos où est entreposé le grain avant que le train vienne le collecter.

Puis nous avons fini par quitter cette région monotone pour traverser une région… encore plus monotone. Les champs de blés ont laissés place à un paysage semi aride de plaines herbeuses sauvages où poussent quelques Eucalyptus et les villages se sont espacés. Il n’y en avait plus que tous les 250 km, et ce n’était plus ce qu’on peut appeler un village, mais plutôt un centre multi service. Ou bien des stations essence – motel – superette – bar – toilettes !

Puis nous sommes entrés dans la plaine du Nullarbor, un désert de plaines arides qui s’étend sur plus de 1 000 km au sud du centre de l’Australie. La route traverse l’immense étendue en longeant l’Océan à environ 50 km au nord de la côte. Un paysage plat et sans fin s’étalait sous nos yeux. Sur des kilomètres et des kilomètres, on ne voyait que le même type de paysage composé de quelques  Eucalptus sur un pare terre de buissons épineux et secs. Un tapis d’herbes sèches, courbées par le vent, recouvrait le sol sombre. La monotonie des paysages était pesante, et pourtant on ne pouvait que s’émerveiller devant tant d’immensité. La route toute droite fendait les vastes prairies et se déroulait à l’infini sous nos yeux, comme une flèche pointée vers l’horizon. Tout droit devant, et tout droit derrière. Les premières centaines de kilomètres sont supportables, on se dit que les paysages vont pas tarder à se modifier et au bout d’un moment on réalise qu’on roule pour aller de nulle part vers nulle part, l’ennui vous gagne vite. Lorsqu’un signe particulier vous permet de vous repérer sur la carte, c’est pour s’apercevoir que vous êtes qu’un minuscule point dans un océan d’immensité. Un désert aride au nord, un Océan vide jusqu’à l’Antarctique au sud et rien devant ni derrière. Nous étions à mille miles de toute terre habitée, pour reprendre St Exupéry. Quand on n’a compris que le trajet restant est encore plus long que ce qu’on vient de parcourir, on continue à fixer le bout de la route après un long soupir.

Au bout d’un moment la fatigue guette et il faut savoir donner la main. Heureusement que nous sommes deux pour nous relayer. Les seules maigres distractions sont les autres voitures que l’on croise, les road train incroyablement longs et les kangourous morts sur le bord de la route. D’ailleurs, c’est tellement rare de croiser quelqu’un qu’on se dit bonjour d’un signe de la main. On ne peut pas s’imaginer à quelle point cette traversée est éprouvante… et intéressante en même temps. C’est une sorte de défi, comme pour se prouver à soi même qu’on peut traverser une si grande étendue. C’est aussi le meilleur moyen de se rendre compte de l’immensité de se continent et bien sur on pense alors au premier explorateur, qui sans route ni carte, traversait à dos de chameau ses contrées hostiles mais inexplorée. Respect à eux !Il faut savoir que parmi les animaux sauvage que l’on peut trouver (de préférence pas sur la route), il y a les wombats, les kangourous et les chameaux. Oui, vous avez bien lu ! Les chameaux ont été importés d’Asie par les colons pour construire le chemin de fer trans-australie qui relie Sydney à Perth. C’est d’ailleurs sur cette ligne que se trouve la plus longue voie ferrée rectiligne du monde ! 478 kilomètres ! Lors de la construction, certains chameaux se sont échappés et vivent maintenant très bien dans ce climat désertique.

Les paysages désolés et les longues heures passées au volant, à fixer le bout de la route qui semble disparaitre dans le ciel, invitent aussi à la méditation. J’ai eu le temps de faire le point sur moi-même, sur ma vie, mon voyage en Australie… Ce voyage au bout de nulle part est comme une expérience mystique, j’avais l’impression d’être venu ici pour aller chercher au plus profond de moi. Je crois que j’ai réalisé beaucoup de chose pendant ses longues heures de silence. Car en voiture Armand et moi ne parlons pas beaucoup, quand l’un conduit l’autre dort, lit ou tapote sur son ordinateur. On se raconte parfois des histoires mais en grande partie on écoute la musique en silence. Les autres histoires, on se les raconte dans notre tête pour passer le temps. Bien sûr quand on fait autre chose que de conduire, on parle d’un tas de sujets et d’anecdotes de voyage ou de boulot. Armand est un bon partenaire de voyage. Mais je crois que l’intimité et la solitude que nous n’avons pas puisque nous sommes 24/24h ensemble, nous la trouvons en conduisant. C’est finalement une manière de se retrouver seul avec soit même, et comme la conduite n’a rien de compliquer sur ses routes rectilignes, on a beaucoup de temps de solitude derrière le volant. A quoi ai-je pensé ? A tout et n’importe quoi, je pensais souvent à mes sujets d’écriture pour vous raconter mes aventures et vous décrire l’Australie le plus fidèlement possible, du moins du mieux que je peux. Ce qui n’est pas facile en réalité. En me relisant, mis à part les fautes d’orthographe, je suis parfois affligé par le style pauvre et répétitif de mon écriture. Mon style manque probablement de vocabulaire, de rythme et de construction dans mes propos. Je sais que je n’écris pas comme mon Grand Père, mais je pense qu’il faut mieux écrire que laisser ses souvenirs vieillir dans sa mémoire, car si on se rappelle des grands moments d’un voyage des années après, on oublie vite toutes les petites anecdotes qui en font la richesse. Et puis j’aime ca, écrire. J’ai donc pris la résolution de lire beaucoup plus qu’avant pour enrichir mon style. Et peut être même de prendre des cours d’écriture. Autre résolution, me mettre sérieusement à la guitare. Après les soirées guitare à Sydney avec Alex et Jérémy ca m’a donné vraiment envie d’approfondir… puis ca plait aux filles. Ca fait cliché de dire ca n’empêche c’est vrai ! J’ai aussi beaucoup réfléchi à mon retour en France, à ma carrière. A la vie en général aussi. Je me disais que j’appréciai finalement beaucoup cette situation. De ne pas savoir ce que je ferai dans trois mois. J’ai réalisé que c’était aussi ca qui m’attirait dans ce projet un peu fou d’aller passer un an en Australie. Vivre au jour le jour, en allant de projet à projet, de rencontre en rencontre et d’endroit en endroit, sans savoir sur quoi tomber, pour le meilleur et pour le pire. C’est une sensation qui me manquait à Paris où je menais une vie bien rangée, sans inquiétudes ni beaucoup de remises en question. La vie s’écoulait doucement et elle aurait très bien pu continuer de la même manière pendant 40 ans encore. Je me suis d’ailleurs souvent demandé où je serais si je n’avais pas monté et réalisé ce projet. A mon bureau probablement, ou bien chez moi à regarder un film à la TV, sans même réaliser tous les moments intenses et les rencontre extraordinaires que je ratais. Ce que m’apporte ce voyage, c’est la satisfaction de vivre la vie avec un grand « V » ! Mais ce n’est pas encore l’heure du Bilan de cette année à l’étranger… Je me forçais aussi à ne pas trop penser à la France même si elle me manque parfois, ainsi que toute la famille et les amis. Tout ca trottait dans ma tête, d’autant plus que les jours qui me restaient diminuaient. Puis dès fois je n’avais pas envie de rentrer au Pays, je m’imaginais rester ici, m’installer, travailler chez Arup ou ailleurs, prolonger cette année pour échapper au retour en France. Pourquoi ? …et pourquoi pas ?

Parfois il fallait savoir sortir de ses rêveries pour revenir à des choses plus terre à terre, comme l’essence. La gestion du carburant est une chose à ne pas prendre à la légère lorsqu’on traverse un désert. Mieux vaut bien connaitre sa consommation et prévoir des bidons d’essence en secours. Nous avions 15L de fuel dans le coffre. Les stations sont espacées de 200 kilomètres environ, et le prix de l’essence atteint des sommets qui font souvent mal au porte-feuille. (Environ 60% plus cher qu’en ville !) L’eau est aussi importante.  Impossible de faire le plein d’eau dans ces endroits isolés, les seules ressources proviennent de la récupération d’eau de pluie. Parfois une aire de repos est équipée d’un réservoir relié à une toiture en tôle pour collecter l’eau, mais celles que nous avons croisées étaient à sec. Faut dire qu’il ne tombe que 90 mm de pluie par an ! Heureusement, nous avions 25 litres d’eau que nous devions gérer pour les usages comme la cuisine, la toilette et la vaisselle. Nous essayions également de nous lever plus tôt, afin de conduire plus longtemps le matin que l’après midi. En effet, comme nous faisions du plein Ouest,  le soleil qui se levait à l’Est ne commençait à pénétrer dans l’habitacle avant que vers une heure de l’après midi. La chaleur montait alors très vite, ce qui rendait le voyage plus désagréable. Les heures du levée et du coucher du soleil se sont aussi décalées, au fur et à mesure que nous avancions vers l’Ouest.

Les paysages ont quand même commencé à changer 600 km après le début de la traversée. Les arbres se sont fait d’un coup plus distants, puis ont complètement disparus pour laisser place à d’infinies étendue de petits buissons de 50 cm environ, d’une couleur verte-bleutée, s’étendant jusqu’à l’horizon sur un par terre complètement plat !! C’était la véritable Plaine du Nullabror. Par d’arbre, pas d’ombre, pas de relief, pas d’eau !!! Juste une route droite devant nous. En fait cette étendue était jadis le fond de la mer au temps ou le sud de l’Australie était engloutie sous les eaux. Le sol n’est donc qu’un épais tapis de sédiments, une couche des résidus de coquillage et de cadavre d’animaux marins. D’ailleurs on peut retrouver encore des restes de coquillages par terre. Puis la route à finit par s’approcher de la mer que nous avons longé sur une centaine de kilomètres. Nous avons pris une courte piste pour aller voir à quoi ressemblait la cote. En fait il n’y avait pas de plage, mais seulement des hautes falaises qui tombaient à pic dans l’Océan. Le vent froid venu de l’Antarctique soufflait avec une extrême violence. Je me demande si les falaises n’étaient pas la limite entre le plateau continental et océanique d’autre fois. Ce qui expliquerait pourquoi la mer se soit arrêtée là lors de la descente du niveau des mers.

Pour la petite histoire, la Eyre Highway que nous avons suivi a été nommée en l’honneur de John Eyre, qui fut le premier à parcourir cette portion en 1841. En 1877 fut posée la première ligne de télégraphe que les mineurs avait pour coutume de suivre pour rejoindre les zones aurifères. La traversée en voiture eu lieu pour la première fois en 1911. Mais la première route transcontinentale ne fut tracée qu’en 1941. En 1969, le Gouvernement du South Australia fit asphalter la route jusqu’à la frontière du Western Australia, puis sur tout sa longueur en 1976.

Un soir, nous nous sommes arrêtés à une aire pour dormir, nous étions seuls. Il n’y avait que deux tables de pique nique et deux poubelles. Pendant que nous préparions un savoureux diner (riz- beuf en boite), un Dingo s’est approché. Il nous fixait, debout sur la route à 20 m de nous. Nous l’observions tranquillement quand il s’est passé quelque chose de peu commun. Tout est allé très vite. Une voiture est arrivé à toute vitesse sans voir l’animal, qui a percuté le pare choc et s’est fait trainé sur 2 mètres avant de passer sous la roue dans un bruit sourd. La voiture a freiné mais s’est arrêter 40 mètres plus loin. Le Dingo n’était pas mort. Il a lancé un long gémissement, s’est péniblement relevé en boitillant pour panser ses blessures derrière un buisson. La voiture est revenue en marche arrière à notre hauteur, et une petite bonne femme en est sortie, le visage tout rouge. Elle avait l’air choquée. Elle nous a demandé ou était passé la pauvre bête et si il était mort ? Nous avons fouillé les environs et finalement aperçu le Dingo qui a déboulé du buisson en gambadant vers le bush. Ca avait l’air d’allé pour lui. La dame aussi était soulagée. Elle nous a confié qu’elle venait de heurter deux oiseaux d’affiler une heure auparavant. Nous avons jeté un coup d’½il à la voiture. Le pare choc était démoli, mais ce n’était pas à cause du Dingo, nous a dit la dame. Ca c’était un kangourou il y a quatre jours. Quand nous lui avons demandé si c’était le kangourou qui avait aussi cabossé la portière droite, elle nous a répondu : « Non, ca c’est ma fille la dernière fois que je lui est prêté la voiture ». Puis elle est repartie. N’empêche, elle devait être bigrement bigleuse pour ne pas voir un Dingo (ils sont jaune vifs) sur une route droite ou on voit à deux kilomètres ! Une fois l’agitation passée, nous avons pris l’apéro sur la route. Assis sur les chaises de camping autour de la table, nous avons dégusté deux bières fraîches. On est resté comme ca pendant une vingtaine de minutes, confortablement assis au milieu de l’une des deux seules routes qui relie l’Ouest et l’Est de l’Australie, sans qu’aucune voiture ne nous dérange !! C’était vraiment marrant !

Le lendemain nous avons atteint Border Village, à la frontière entre le South Australia et le Western Asutralia. Un poste de contrôle vérifiait les véhicules et balançait tous les fruits et légumes ainsi que le miel. Mesure de quarantaine entre l’est et l’Ouest de l’Australie oblige. Le désert est une barrière efficace contre les maladies transportées par les mouches et autres insectes, mais une voiture peut facilement transporter une maladie ou un parasite caché dans les fruits et légumes ? Pour le miel j’ai pas bien compris mais il doit y avoir une explication. De toute façon on n’en avait pas. Nous avons du jeter les patates qu’on avait oublié de manger la veille mais heureusement ils n’ont pas toucher au confit de canard ni aux rillettes !! Sitôt le poste dépassé, nous sommes repartis dans le désert.

Plus loin sur le trajet, nous avons fait les courses dans un petit village en bordure de l’Océan, et nous avons acheté une queue de kangourou. La queue de kangourou n’est mangée que par les Aborigènes et personne, au supermarché, a pu nous expliquer comment il fallait la préparer. Alors nous l’avons fait cuire dans les braises du feu de bois le soir même. Ca a bien marché ! C’était plutôt bon mais très difficile à décortiquer. Je crois que je préfère le steak de Kangourou, c’est bien plus facile à manger.

Le dernier jour avant de retrouver la civilisation, nous avons emprunté la route rectiligne la plus longue d’Australie. 146,6 km de route parfaitement droite !!! C’était une expérience unique, on n’avait qu’à se caler sur notre vitesse et stabiliser le volant et attendre que ca passe !!

Au bout de quatre jours de traversée de désert, nous  avons enfin atteint Norseman. Inutile que la douche qu’on a pris au premier relais routier nous a fait un bien fou !! Puis on est descendus à Espérance, sur la cote sud du Western Asutralia. L’essence était revenue à un niveau de prix raisonnable et surtout on pouvait capter. J’avais 5 messages sur mon répondeur, presque tous de mes parents. A mesure que je les écoutais, dans l’ordre chronologique, la voie de mes parents prenait un ton grave et inquiet. Apparemment il  fallait absolument que je les appelle pour leur dire où j’étais…et si j’étais encore en vie. Bon d’accord, j’ai traversé un désert mais il n’y a pas de quoi paniquer. C’est en rappelant mon père que j’ai appris qu’il y avait eu une série d’incendie très importants au Nord-Est de Melbourne, et que 180 personnes était mortes brulées ! La catastrophe avait eu lieu juste un peu au nord d’où nous étions il y a quelques jours. Mes parents n’avaient pas eu de nouvelles depuis longtemps et ils n’avaient aucune idée d’où j’étais puisque j’étais injoignable. En fait ma mère avait, comment dire… paniqué avec un grand P ! Elle s’est imaginé que nous étions coincés dans les bushfires et qu’Armand et moi étions morts carbonisés. Elle a appelé le consulat de France, leur a donné mon nom et la description du Van, à appelé mes amis ainsi que les parents d’Amand ! Rien que ca !!

Papa a pu rassurer tout de suite ma mère, qui était grandement soulagé.

D’Espérance, nous sommes remontés vers Perth en traversant l’Outback. On est passé devant une intéressante formation géologique. Une sorte de gros rocher en granite, érodé par la pluie et le vent, qui avait une forme d’immense vague sur le point de déferler. Sauf qu’elle semblait figée comme prise soudainement par les glaces. C’était la Wave Rock. Les couleurs qu’avait pris la la roche au fur et à mesure que les minéraux contenus dans l’eau de pluie s’étaient déposés en ruisselant à sa surface rendaient la vague encore plus belle ! C’était à peu près le seul point d’intérêt que nous avons trouvé sur les 500 kilomètres que nous avons fait pour nous rendre à Perth ! Nous n’avons pas fait la pointe sud ouest du Western Australia faute de temps.

 

 

 



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Damien JOLLY

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