De Darwin à Alice Springs

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11/03/2009 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

On a roulé toute la journée pour arriver enfin le soir à Jabiru, une petite ville établie au milieu des marécages inondés d’eau et remplis de crocodiles à en croire les panneaux d’avertissement postésau bords de la route. Mais nous n’avons pas été vérifier la véracité de ces avertissements. Ce bourg a été créé pour loger les quelques centaines d’employés des deux mines d’Uranium que compte de Parc. Celles-ci sont exploitées par une société privée, et les sites sont loués aux aborigènes. Le minerai, lui appartient toujours légalement au Gouvernement.

Le jour suivant nous avons continué à roulé, puis on s’est engagé sur une piste de 20 km au milieu de la brousse, qui était par endroit inondé. On a d’ailleurs été contraints de terminer le chemin à pied pendant 3 kilomètres jusqu’à une piscine naturelle. La zone était marécageuse et on avait les pieds dans 5 cm d’eau en permanence. On s’attendait à être attaqué par des crocos à tout moment, et d’être engloutis dans un trou d’eau en un instant, enfin c’est ce qu’on s’imaginait pour se faire peur. Sauf qu’au bout d’un temps on a finit par VRAIMENT avoir peur ! Après une heure et demie les pieds dans l’eau, nous sommes arrivé au bout de la piste, visiblement peu fréquentée car un arbre était couché en travers du chemin, nous obligeant à le contourner par de hautes broussailles ou se nichait parfois d’énormes araignées à longues pattes. Avant d’arriver à la rivière, une pancarte indiquait que les crocos du coin n’étaient que des Freshies, c'est-à-dire des crocodiles d’eau douce, timides et non agressifs, mais dangereux si on les embête. La piscine était un peu décevante, surtout pour les risques encourus afin de s’y rendre. Nous nous sommes baignés en évitant de poser le pied sur la gueule d’un croco, puis après dix minutes, on a pris le chemin du retour. Nous avons continué la route jusqu’au centre Aborigène, intéressant, puis on a continué jusqu’à Katherine. Nous y avons mangé après avoir été faire quelques courses au Woolworth. On en a profité pour aller acheter quelques bières au bottle shop. Comme beaucoup de ville du Territoire du Nord, il y a beaucoup d’Abo à Katherine, et ils marchent tous dans la rue, je dis ils marchent car les blancs, eux, prennent la voiture. La plupart des Indigènes ont une démarche, comment dire… qui trahit leur degré d’alcoolémie. Au bottle chop on a rencontré un d’entre eux, encore suffisamment sobre pour se présenté et nous serrer la main. Il nous a marmonné un  truc comme quoi il connaissait un Français du nom de Francis Canner ou quelque chose comme ca ! Bref, il en avait pas grand-chose à faire qu’on l’écoute, finalement ce qui voulait surtout c’est qu’on lui achète une bière. On a décliner poliment, puis il a haussé les épaules avec un sourire triste, s’est servi une cannette dans l’étagère, l’a ouverte presque sous les yeux du vendeur et l’a bu d’une traite ! Pas mal la descente…

L’alcoolisme est un vrai fléau dans les communautés indigènes et le Nothern Territory, est un des états le plus touchée. Il existe pourtant une réelle volonté politique d’éradiquer ce phénomène, mais j’en parlerai un peu plus tard.

La route au sortir de Katherine est vite devenue déserte et infiniment longue et droite. La prochaine étape était Alice Springs, à 1 350 km ! Entre les deux… Rien ! Que du désert. L’atmosphère lourde et humide s’est peu à peu dissipée. Les paysages se sont transformés. On avait toujours une végétation d’arbres denses, mais moins florissante et verte qu’à Darwin. Mauvaise nouvelle, les mouches, qui nous avait quitté un peu avant d’arriver à Broome, ont recommencé à nous taper sur les nerfs ! Mais nous étions habitués désormais à ce fléau, et on avait connu bien pire. On s’est trouvé une petite aire de repos pour passer la nuit, bercés pas le vacarme des road trains qui passait en trombe.

Le lendemain nous avons avalé d’une traite 724 km jusqu’au Marble Devils. On s’est uniquement arrêté en chemin seulement pour déguster une bière au Daily Water Pub, un bar mythique situé à trois kilomètres à l’écart de la Higway, autrement dit au milieu de nulle part. Si ce n’est qu’un base d’aviation se situait un kilomètre et qu’elle eu un rôle important dans les débuts de l’aviation civile  (c’était une des 20 étapes pour la ligne Londres Sydney), puis elle eu un rôle pendant la seconde guerre mondiale. Le bar détient la plus vielle licence d’Australie, et sert de la bière aux aviateurs, militaires, voyageurs et les rares habitants du coin depuis 1893 ! Le décor intérieur vaut à lui seul le détour, des collections impressionnantes de tee shirts, casquette, autocollants, badges, pin’s, insignes de police ou de pompier, tongs usagées, plaques minéralogiques du monde entier, et même soutifs et petites culottes laissés par les voyageurs tapissent les murs du bar. L’ambiance était vraiment originale. On a sifflé notre bière fraiche à l’ombre de la terrasse, au milieu de pièces de machines agricoles, d’une cabine téléphonique anglaise et d’une collection d’enjoliveurs. Avec le franchissement du Tropique du Capricorne, le Daily waters bar était le seul moment fort de la journée, un peu barbante je l’avoue. De temps en temps notre regard s’illuminait quand sur la route on voyait s’envoler majestueusement un bel aigle qui dépiautait un cadavre de kangourou. Ils s’envolaient souvent au dernier moment et étaient d’une envergure gigantesque ! La longue étape s’est terminée sur une aire d’Autoroute, ou nous avons passé la nuit au coté d’un car géants aménagé en camping car. Il était habité par une famille avec deux filles, qui y voyageait pour une période de 3 ans et demie !

Il ne nous restait moins de 500 kilomètres avant Alice Springs. Au petit matin, on a fait un arrêt pour aller visiter les Devils Marbles (billes du diable). Ce sont des formations géologiques plutôt curieuses. On aurait dit qu’un géant avait empilé d’énormes pierres presque parfaitement rondes les unes sur les autres. Il y en avait partout. Les boules semblait parfois tenir en équilibre miraculeusement, et d’autres étaient fendues en deux, comme un pomme tranchée nette en deux par un couteau bien affuté. La couleur de la roche, comme tout dans le désert du centre de l’Australie, avait une couleur rouge de rouille. D’ailleurs, plus nous descendions dans le sud, plus la végétation se raréfiait et plus les parcelles de terre rouge prenait d’ampleur. Le désert rouge, tel que je me l’imaginais en France, commençait à apparaitre sous mes yeux. Dans le désert, les amplitudes thermiques sont très marquées.

Dans le centre, la température peut monter jusqu’à 40° l’après midi et redescendre à 15 degrés la nuit, en été (de décembre à mars).  Alors qu’en hiver (de juin à août), il peut geler la nuit ! Pendant notre traversée, la température de la journée atteignait les 35° et les nuits étaient fraîches, nous obligeant à ressortir les sacs de couchages bien rangés au fond du van !

Le trajet vers Alice Springs s’est passé sans problèmes. Nous roulions depuis des heures au milieu d’un désert désormais constitué de broussailles sèches et parsemées, entourée de terre rouge. Soudain est apparu Alice Springs, au passage d’une petite colline qui marquait le début des Mc Donnell Ranges (chaine de montagne). Il était deux heures et demie de l’après midi. Nous avions un programme chargé. D’abord aller visiter un musée, puis se rendre à la piscine pour piquer une tête et surtout nous laver des ses deux jours passés à conduire dans une chaleur torride. Ensuite nous voulions faire un tour dans le centre ville et aussi faire des courses.

Le premier arrêt était le musée. Nous n’en faisons pas beaucoup d’habitude mais celui là était vraiment captivant. En fait ce n’était pas vraiment un musée. Ca s’appelait le SCHOOL OF THE AIR Museum, mais ce n’était rien d’autre que la visite d’une école d’enseignement du Northern Territory. Mais attention, pas n’importe quelle école, celle-ci est extra ordinaire à plus d’un titre. Elle est la seule école dont les élèves sont situés à plusieurs centaines de kilomètres de leurs professeurs, ce qui en fait la plus grande classe du monde, couvrant 1 300 000 kilomètres carrés ! En fait, c’est une école d’enseignement à distance, spécialement fondée pour éduquer les enfants qui vivent dans les fermes reculées du bush. Le 8 juin 1951, à l’initiative du madame Adelaide Miethke, fut créé le centre de télé-enseignement d’Alice Springs. S’inspirant du mode de communication par radio alors utilisée par les Flying Doctors (les docteurs qui volent jusqu’aux fermes reculées pour soigner et rapatrier les malades), elle a fondé cette école où les cours étaient dispensés par radio aux élèves éparpillés dans l’Outback. Malgré que les élèves habitent à des centaines de kilomètres d’Alice Springs, l’école permettait de fournir à ces enfants isolés un enseignement et des ressources de qualité. Pendant très longtemps, les élèves devaient brancher leur poste radio sur la fréquence de l’école, après avoir pédalé sur la dynamo un moment pour recharger les batteries, et se mettre à l’écoute de leur professeur, qui s’adressait à toute la classe en même temps. Les élèves devaient attendre que le professeur se taise avant de prendre la parole. Le musée présentait les vieux modèles de radio et des photographies en noir et blanc d’enfant du bush, l’air studieux, assis devant leurs postes radio. En fond on pouvait entendre un extrait sonore que j’ai trouvé assez émouvants, d’un petit garçon qui posait une question à son professeur, d’une voie faiblarde et grésillante, qui semblait par moment perdue dans l’immensité du désert. Aujourd’hui, et depuis 2003, la School of the air est passée au monde moderne. Les familles désormais sont équipées de matériel de communication de pointe. Antennes satellites, ordinateur, imprimante, fax, d’une valeur de 10 000 à 15 000 $ ; prêté par l’école le temps de l’instruction. La prise en charge des élève se fait à partir de 4 ans et demie, jusqu’à l’âge de 12 13 ans, âge a partir duquel l’élève choisi de quitter sa famille vers une ville ou bien de suivre des cours de l’éducation nationale à distance (type CNED). Pendant les 7 années d’étude avec l’école, les élèves doivent se connecter à heure précise selon un emploi du temps pré établi et suivent la leçon du professeur devant leur écran, bien installé à la maison. La durée de la leçon est d’une heure par jour. La magie de la technologie leur permettent d’interagir à tout moment par un système de chat (Très comparable à MSN) ou en s’adressant au professeur grâce à leur micro. Les cours sont donc filmés et retransmis en direct aux quatre coins du territoire. Lorsqu’il n’y a pas de leçon, les élèves ont également des devoirs à faire, et beaucoup de lecture (car cela ne  nécessite pas de faire tourner le générateur). Un sac rempli d’exercice et de livres de lecture leur est envoyé par la poste aérienne. Ils doivent terminer leur travail sous quinze jours avant de le renvoyer au professeur afin que les devoirs soient corrigés. Ils ont généralement suivis par leurs tuteurs à domicile, leur mère le plus souvent. Nous avons visionné un film qui montrait un documentaire bien réalisé sur l’école permettant de se donner une idée du fonctionnement de ce type d’enseignement peu commun, puis le guide a répondu à nos questions. L’école compte environ 120 élèves en moyenne par an. Pour pouvoir s’inscrire, les enfants doivent résider à plus de 50 km d’Alice Springs. La plupart vivent dans des fermes d’élevages, des Roadhouse (relais routiers), des parc nationaux ou bases militaires. Des cours spécialisés sont également dispensés aux élèves aborigènes qui veulent font parti du programme. Lors de notre visite, l’élève le plus proche habitait à 80 km d’Alice Springs et le plus éloigné à 1 009 km ! Nous avons pu voir les studios d’enregistrement mais il n’y avait pas de leçon à cette heure là. Les deux studios ressemblaient beaucoup à des studios de radio, sauf que trois caméras étaient disposés autour de la salle, dont une juste au dessus de la table du professeur. Nous étions tombé dans l’une des quatre semaines ou tous les élèves se retrouvent à Alice Springs pour des cours en commun, c’est souvent la première fois qu’ils voient leur professeurs face à face et font connaissance avec leur camarade de classe ! Les professeurs aussi, une fois par an, font un déplacement dans l’Outback pour faire connaissance avec l’enfant et son tuteur. Le guide nous a ensuit passé un enregistrement vidéo d’une leçon en ligne. C’était la vue d’un écran d’ordinateur, exactement la même que ce que voient les élèves. Au centre se trouvait un tableau blanc sur lequel écrivait le professeur en expliquant la leçon (c’était une description de la composition d’une rédaction), et on voyait parfois s’afficher des fenêtres lorsque les élèves avaient quelque chose à dire. Le professeur s’interrompait alors et répondait. Les enfants peuvent aussi lever la main (virtuellement) et le professeur leur donne alors la parole en branchant leur micro.

La fin de la visite se terminait par une présentation du travail effectué par les élèves, comparable à celui de n’importe quelle école ordinaire. Le tout était disposé en dessous d’une photo géante prise lors de la visite faite de l’école par la princesse Diana et le prince Albert. J’ai vraiment trouvé cette visite intéressante et j’étais ravi d’en avoir appris un peu plus sur le mode de vie des ces familles isolées dans l’immensité du désert.

Après la visite, nous sommes allés à la piscine de Alice Springs, plus pour profiter des douches que pour piquer une tête dans la piscine. Le temps sec du centre me donnait l’impression d’avoir la peau sèche et tendue comme du cuir. Mes lèvres étaient gercées comme en plein hiver. J’ai appris après que le taux d’humidité dans le désert chutait jusqu’à 15% !! Il faut d’ailleurs beaucoup s’hydrater, car on ne s’aperçoit même pas que l’on sue ! Le bain et la douche nous ont vraiment fait du bien !

Nous sommes en suite allés faire un tour en ville, qui n’avait rien de particulier. Beaucoup de boutiques de souvenir et de babiole, ainsi que de tour operators. La ville compte près de 25 000 habitants et en compte six fois plus en haute saison, lorsque des avions remplis de touristes débarquent en ville pour se jeter dans les autocars direction ULURU. La ville en elle-même n’est pas grandiose, elle est juste célèbre pour son éloignement géographique. On se demande juste comment se petit relais télégraphique s’est mué en une si grande ville en l’espace de 135 ans. Alice Springs vient du nom de la source d’eau, du nom d’Alice, qui se situe à l’entrée de la ville.

Au milieu de la ville se trouve le lit de la Todd Rivier, qui est le plus souvent asséché. A Alice, on dit qu’on est véritablement un habitant de la ville lorsqu’on a vu au moins 3 fois l’eau couler dans la Todd River, ce qui peut prendre jusqu’à 20 ans !! Chose curieuse, une part non négligeable des habitants d’Alice Springs travaillent pour la CIA, dans la base américaine située au bord de la ville. Ce centre, étroitement surveillé, est bourré d’antennes satellites et fonctionne depuis 1966.

Alice Springs ne déroge pas à la règle. Ici aussi les Aborigènes soul déambulent dans la rue, débraillés, la dégaine sale. Personnes ne semble faire attention à eux. Ils sont invisibles, ignorés… Seuls les policier les regardent du coin de l’½il et veillent à ce qui n’importune pas les touristes. Tous ne sont pas soul heureusement. On voit souvent des familles marcher dans la rue ou le long des routes principales pour rejoindre leur maison. Dans le centre ville d4alice, des vieilles Aborigènes se tenait en tailleur devant quelques peinture Aborigène dans l’espoir de les vendre aux touristes.

En les voyants titubant dans la rue, et après s’être fait harceler quelques fois pour une bière ou une cigarette, il est très facile de devenir antipathique envers les Aborigènes. Tomber dans le cliché en pansant que tous sont pareil est très dangereux. Malheureusement, beaucoup d’Australien, qui rappeleont le vivent majoritairement dans les villes, ont l’image de l’Aborigène ivre mort faisant la manche. Les aborigènes ont aussi le désavantage d’avoir la peau d’une couleur noire très foncé, un faciès au front très marqué et des cheveux bouclés noirs et crépus qui leur donnent un aspect peu propre sur soit. D’autre part, les Aborigènes préfèrent largement rester entre eux et ne se mêlent pas aux blancs. Ce fossé culturel est vraiment flagrant quand on se promène dans les zones où leur présence est proéminente. On a souvent l’impression que deux peuples habitent le même pays, mais qu’ils ne s’adressent pas la parole. Et finalement, compte tenu de l’histoire Australienne on comprend un peu pourquoi. Les Aborigènes se sont fait voler leur territoire et se sont fait massacrés pendant des décennies. Au temps des colons, les autorités refusaient carrément de leur reconnaitre comme êtres humains, si bien qu’ils étaient traités comme des animaux sauvages qu’on pouvait torturer et tuer impunément. Puis dans les années 1950, les enfants aborigènes furent enlevés et séparés à jamais de leur famille pour être « éduqués » et évangélisé par les blancs. Il aura fallut un très long chemin pour que le droit à jouir de leur terre leur soit restitué et que le pardon officiel soit demandé par le gouvernement Australien (fait en 2008). Aujourd’hui, ils sont des milliers à vivre dans des communautés isolés dans le désert la plupart du temps. Il faut désormais un permis pour traverser leurs terres, qui sont tellement isolés que personne n’y va. C’est pourtant là que se trouve les vrais Aborigènes, ceux qui transmettent le savoir, principalement oral, de leurs ancêtres aux jeunes. Ceux qui vivent de la nourriture offerte par le bush et entretiennent et respectent la terre de leurs ancêtres. Peu de touristes, et d’Australien peuvent se dire qu’ils connaissent la vraie culture Aborigène. Une étude touristique a démontré que 60% des touristes étrangers était désireux d’approfondir leurs connaissances sur la culture Aborigène, mais que seulement 20% d’entre eux en avait eu l’occasion. Les Australiens blancs, eux, commencent peu à peu à prendre conscience de la nécessité d’une réconciliation avec la communauté Aborigène. Le fossé entre les deux cultures reste énorme !

Défavorisé et ravagés par la toxicomanie, certaines communautés connaissent de graves problèmes sociaux. Un rapport du 2006  révèle de graves cas de violences et d’agressions sexuelles sur les femmes et les enfants. L’alcoolisme est également un problème majeur car les Aborigène n’ont pas l’enzyme qui leur permet de digérer l’alcool. Le gouvernement fédéral du Territoire du Nord, soutenu par les leaders des communautés aborigènes, tente de rétablir l’ordre dans les communautés. Parmis les initiatives, abolir les systèmes de permis qui empêche la Police d’accéder aux communautés, l’instauration de zones de restrictions sur l’alcool et la pornographie, et l’instauration dans l’Outback d’une essence spéciale, l’essence d’Opale. Cette essence a les mêmes propriétés que le sans plomb traditionnel, mais est débarrassé d’un de ses constituants nocif. En la substituant à l’essence normale, elle empêche que les adolescents aborigènes ne se droguent en sniffant les vapeurs d’essence, une pratique rependue et ravageuse !

Nous n’avons malheureusement pas eu l’occasion d’aller au contact des communauté Aborigène. Il est pourtant possible d’aller visiter les camps en passant pas un tour spécialisé. Les prix étaient en dehors de nos moyens. Ces initiatives permettent aux touristes d’avoir une  meilleure impression des Aborigènes que ceux qu’ils voient dans la rue, et apporte un revenu aux habitants, qui avec le commerces des peintures, peuvent vivre plus correctement. Une chance, en somme, de surmonter peu à peu l‘ignorance et l’incompréhension qui ont causé tant de maux par le passé.

Le soir, après les courses, Armand et moi nous sommes payés le luxe d’aller au cinéma !! Le film s’appelait International, une histoire de banque multinationale aux activités louches que tente de démanteler un gars d’Interpol. Pas mal ! On était surtout confortablement assis dans les fauteuils avec la climatisation !

Après la projection, on a quitté Alice Springs, qui avait surement d’autres trésors à nous proposer comme le Musée du centre de commande des Flying Doctors, mais il fallait se diriger vers le Sud. Une aire d’autoroute nous a offert un tranquille point d’arrêt pour passer la nuit.



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Damien JOLLY

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