D'Alice Springs à ULURU

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16/03/2009 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

 

Le lendemain nous avons roulé sur une soixantaine de kilomètres sur la Stuart Highway avant de quitter le bitume pour une piste de 100 kilomètres. C’était un raccourci pour se rendre à Kings Canyon. Logiquement, nous aurions du descendre 70 kilomètres plus au sud, prendre la route goudronnée qui mène à ULURU, puis remonter au Nord sur 60 kilomètres. Attiré par le parfum d’aventure dans l’Outback et conforté par nos dernières virées sur les pistes rouges qui se sont bien passées, nous avons pris la sortie à droite et engagé notre van sur courte portion de route goudronnée qui a fait très vite place à une large piste poussiéreuse. D’immenses panneaux d’avertissements prévenaient que la piste s’étendait sur 100 km et n’était pas faite pour les caravanes. Sous un panneau rouge « WARNING » était inscrit en caractères blancs ce qui peut se traduire par « Ornières et risque de dérapage sur le sable, 4x4 préférable, détour par la route goudronnée recommandée ». Nous avons quand même continué, rien n’indiquait que la route n’était pas franchissable pour les deux roues motrices, et ca rajoutait du piment à la traversée du désert. Au bout de quelques centaines de mètres, effectivement, la piste qui était jusque là correctement praticable s’est transformée en piste de graviers jonchée de grosses pierres qu’il fallait éviter afin de ne pas crever un pneu. Comme pour la plupart des pistes de l’Outback, la circulation répétée des véhicules et le vent forment par endroit à la surface de la piste des sillons de terre très rapprochés, disposés en travers de la route. Comme des dunes de sables vues d’avion. Cela provoque des vibrations désagréables, mais pas insurmontables. Seulement, sur cette piste, les sillons était vraiment profonds, et les vibrations étaient telles que nous avions du ranger tout se qui trainait sur le tableau de bord. Les vis de fixations qui attachait les poignées de maintient à lavant se sont carrément dévissées sous l’effet des tremblements !! Mais le van tenait bon, les pneus aussi ! L’impression que l’on ressent en conduisant sur une piste est totalement différente que sur une route traditionnelle. Sur la route, on se sent en sécurité, la conduite est agréable, monotone aussi sur les longues distance. Sur une piste, le danger guette à chaque tournant, une bosse, une crevasse creusée par la pluie, un rocher mal placé peut être fatal. Il faut surveiller la route de très près, et être constamment concentré sur l’aspect de la piste. C’est aussi beaucoup plus fatiguant, mais bien plus excitant. De temps en temps la piste devenait molle car recouverte de 5 cm de sable très rouge. Dans ces cas, il fallait contrebraquer pour éviter de chasser et maintenir le véhicule droit. Nous ne devions surtout pas ralentir trop sous peine de s’ensabler. Malgré quelques frayeurs nous nous en sommes bien sortis. Nous avons alterné la conduite pour que chacun de nous expérimente la conduite rallye ! Au milieu des étendues poussiéreuses, conduire sur cette piste me donnait l’impression de traverser le désert d’une manière différente et de ressentir la vraie vie de l’Outback. Comparée à la piste, la route principale est chiante à mourir ! Je me suis dis qu’il faudrait que je revienne traverser l’Australie avec un 4x4, ca ca serait de l’Aventure ! Cela dit, l’entreprise peut vite devenir dangereuse, ici il n’y a personne pour vous secourir, pas de réception, parfois pas de station essence sur 500 kilomètres, ni eau ni de nourriture. Mieux vaut être bien préparé ! Si nous avions crevé, nous aurions pu changer notre roue avec la roue de secours, mais en cas de double crevaison, nous étions coincé dans le désert. La route n’était pas très fréquentée, mais nous avons quand même croisé 3 véhicules en 100 km, ce qui aurait suffit pour nous sortir d’affaire. Mais d’autres pistes en Australie ne voient pas de véhicule passer pendant des semaines, de quoi être vite dans la merde !

C’est avec soulagement ue nous avons atteint la fin de la piste pour rejoindre la route goudronnée qui menait à Kings Canyon, notre destination. Il était trop tard pour continuer la route jusqu’au Canyon, situé une centaine de kilomètres à l’Ouest. On s’est posé sur une aire indiquée par le Camp 4, notre bible pour économiser des nuits de camping. Même si la plupart du temps les installations sont sommaire, elles disposent toutes de tables de pique nique parfois couvertes, de poubelles, de point d’eau (non potable) et parfois de toilettes sèches.

La visite du Kings Canyon était intéressante. Il s’agit d’une grande faille ouverte dans la roche d’une chaine de montagne d’environ cent mètres de haut, qui s’élève au milieu du désert. La randonnée durait deux heures et demie et nous a permit de jouir de beaux panoramas à la fois sur le désert et sur le canyon, au fond duquel coulait un mince filet d’eau. La roche rouge prenait des magnifiques tons de couleurs différentes en fonction de son exposition au soleil. Le canyon semblait avoir tranché à vif la pierre rouge friable, appelée Sand stone, résultat d’ancienne dunes de sable comprimée pendant plusieurs millions d’années. Un affaissement d’un immense pan de mur laissait la roche à vif, impeccablement lisse sur laquelle on pouvait lire les strates géologiques. C’était une vraie coupe géologique, un véritable plaisir pour les géologues. De ce que j’ai compris, la pierre est rouge seulement colorée en surface. A l’intérieur elle est plutôt claire, couleur craie. Les particules de fer lavées par la pluie se fixent à la surface en s’oxydant à l’air. Ce qui créé une couche de rouille. C’était très beau, mais Armand et moi avions déjà été visité le Grand Canyon de l’Arizona, et honnêtement, même si ca valait le coup d’aller voir celui-ci, rien ne vaut la visite du Grand Canyon qui m’avait laissé la mâchoire ouverte pendant 5 minutes la première fois que je l’ai vu !

Les trois heures de marche nous ont bien fatigué, et en même temps c’était un vrai échauffement pour l’étape de demain… qui n’était rien d’autre que le rocher d’ULURU !  Enfin !! Nous avons roulé sur 270 kilomètres, jusqu’à tard le soir de manière à nous approcher le plus possible de ULURU-KATA TJUTA National Park, et profiter du lever du soleil sur le rocher le lendemain. LA route de nuit était périeuse, nous avons d’abord vu notre premier dromadaire sauvage !!! Il était sur le bord de la route et nous fixait de ses grands yeux, presque surpris, comme si on n’avait franchement rien à faire là. Puis plus loin c’était un troupeau entier de dromadaires avec les petits qui se baladait sur le bas coté. Enfin nous avons du piler trois fois à cause de vaches qui s’était mis en tête de dormir au milieu de la Highway. Sans leurs yeux jaunes qui brillent à la lueur des phares, nous les aurions difficilement repérées, étant donné qu’elles étaient de couleur noire ! On a trouvé une aire de repos à 40 kilomètres du parc, se qui nous obligeait à nous lever très tôt pour arrivé avant l’aurore. De toute façon on n’a pas mis longtemps à trouver le sommeil tellement on était crevé.

A 6h du matin, le réveil a sonné. Dehors il faisait encore sobre, mais le ciel s’était éclaircit, annonçant l’arrivée imminente du soleil. Dehors c’était le calme plat, on entendait seulement le vent siffler sur les plaines désertiques grillées par le soleil. Je me suis installé au volant tandis qu’Armand a continué à dormir à l’arrière. Après un court trajet, nous étions à l’entrée du Parc. L’entrée était de 25$... par personne ! Ce qui en fait le parc le plus cher de l’Australie ! Mais en sortant du guichet, je l’ai vu, juste au moment ou le premier rayon du soleil léchait la surface rouge de ce monolithe géant. J’ai tout de suite décidé que les 25$ les valaient largement !!  Armand est sorti de son lit et est venu à l’avant pour profiter du spectacle. A la vue de ce rocher rouge s’élevant à 348 mètres de haut et mesurant 3,6 km de long, à la forme unique, je me suis dit qu’effectivement, il s’en dégage quelques chose de magique et d’intemporel. Le soleil a très vite pointé son nez de l’horizon, laissant apparaitre les ombres rouge sombre sur la surface brute et ondulée d’ULURU. Nous avons suivi la route qui en fait le tour, s’arrêtant tous les 500 mètres pour prendre une photo, au fur et à mesure que nous découvrions tous les angles de vue du rocher. Le soleil révélait sur la peau un jeu magnifique d’ombre et de lumière, découvrant ses aspérités et des formes incroyables. Puis nous nous sommes stationné sur un parking d’où on avait une vue d’ensemble sur le rocher sacré. On s’est alors installé avec notre table et nos chaises, et on a pris le plus beau déjeuner de tout notre voyage. Quel boheur de se réveiller le matin, et de contempler le plus beau rocher du monde, les cheveux encore ébouriffés par la nuit, en dégustant un bon thé !

A coté, une bonne femme d’origine indienne, accompagné de toute la famille, jurait devant son appareil photo, car il n’était pas équipé d’un grand angle et qu’elle ne pouvait par prendre de photo du rocher dans son ensemble. Me voyant avec mon appareil grand angle, elle m’a demandé si je pouvais la prendre en photo et les lui envoyer par la suite. C’est comme ca qu’on a fait une séance photo matinale. Toute la famille y est passé, le mari et la femme, avec et sans les enfants, puis avec les grands parents, et enfin avec toute la famille. Ils étaient très sympa, et la fille, poussé par sa mère, est venu nous parler quelques mots dans le Français qu’elle a apprit à l’école.

Après le petit déj, nous avions l’intention d’entreprendre l’ascension d’ULURU. Il faut savoir qu’ULURU, pour les Aborigènes, est un rocher sacré et qu’il est absolument interdit de gravir selon les lois ancestrales. Cependant, il existe un chemin balisé très abrupte, qui mène jusqu’au sommet. L’ascension dure 2h30 et est très difficile, voir dangereuse. En arrivant au départ du chemin, juste au pied du rocher, un écriteau avertissait que la piste était fermée pour cause de vents violents au sommet. D’autres pancartes expliquaient aux visiteurs pourquoi il fallait choisir de ne pas effectuer l’ascension, cela dit personne ni même les rangers, ne vous empêcherons de le faire. La piste est cependant régulièrement fermée pour cause climatique, soit à cause du vent, de la pluie ou quand la température excède 36°C. Il y a déjà eu plusieurs accidents mortels lors de l’ascension, que des plaques commémoratives scellées à la paroi ne manquent  d’ailleurs pas de rappeler. Et franchement, en levant les yeux au sentier qui grimpe à pic sur le rocher, on comprend pourquoi ! Le chemin commence par gravir la pente ouest du rocher, la moins raide. Mais il faut tout de même s’aider d’une corde qui a été installée sur le parcours ! Au pied, les panneaux d’avertissements, traduits en plusieurs langues dont le français, prêtaient parfois à sourire, même si le fond du sujet est sérieux. C’était un panneau pour convaincre les touristes de faire renoncer à l’ascension. La phrase, signée par un représentant de la communauté Aborigène locale, donnait : « Ecoutez ! Si il vous arrive d’être blessés ou de mourir, votre mère, votre père et votre famille auront beaucoup de peine et nous serons nous aussi vraiment triste. Pensez y donc et restez en bas ! »

Mais la question ne se posait pas pour nous. Si l’ascension avait été possible, Je crois que j’aurai été franchement partagé entre le plaisir de faire une randonnée jusqu’au sommet de l’un des phénomènes géologiques les plus beaux du monde, et le désir de respecter les coutumes et traditions d’un peuple indigène vieux de 50 000 ans. En fait, ce parcours est sacré et réservé aux Aborigènes initiés, qui le gravissait lors des cérémonies. J’ai dit « Gravissait » car aujourd’hui les cérémonies ont lieu quelques kilomètres plus loin car le rocher est constamment entouré de touriste. Il faut savoir qu’ULURU accueille plus de 300 000 visiteurs par an. Monter sur le rocher sacré est donc un privilège qu’un blanc n’a normalement pas le droit de s’accorder. Mais c’est un rocher après tout, et la vue sur le désert doit être magnifique de la haut, sans parler de l‘exploit. Ce dilemme résume peut être à lui-même l’incompréhension des deux cultures Australienne blanche et Aborigène. La suprématie blanche lui permet d’ignorer superbement la culture ancestrale aborigène quand il s’agit de faire du business. Les Aborigènes, eux, subissent sans pouvoir faire grand-chose, dans ce pays dicté par la loi banche diamétralement opposé à la leur.

Pour ne rien regretter : je me suis mis du coté des Aborigènes, et Armand et moi nous sommes retranchés sur la marche de 8 km qui fait le tour d’Uluru. En prime, à 8h du mat’, un ranger offrait une visite guidée libre sur un tronçon de 2 km, celui ou il y a le plus de sites sacrés. Car si le monolithe d’Uluru en lui-même est sacré, il est aussi entouré à ses pieds de plusieurs grottes et de cavités à l’intérieur desquelles se déroulaient les cérémonies des femmes et celles des hommes. Ces sites osn extrêmement sacrés. Il est formellement interdit de s’en approcher, et même de les photographier. L’amende peut attendre 5 000 $ si on est pris la main dans le sac, ou plutôt le doit sur l’appareil… Notre guide arborait un costume complet de ranger, chapeau feutre, chemise verte kaki avec écusson des rangers du parc, short court beige clair et chaussures de randonnées, bref, un vrai boy scout anglais! Il nous expliquait l’origine et la signification du rocher avec un air dépressif et malheureux, et marquait de longues pauses entre chacune de ses phrases, comme s’il se rappelait avec nostalgie d’un vieux souvenir d’enfant. On avait l’impression qu’à tout moment il allait se mettre à fondre en larmes. Néanmoins, ces propos étaient d’un grand intérêt. Il nous a ainsi éclairés sur la formation du rocher. Géologiquement parlant, il s’agit d’anciennes dunes de sables compressés par les divers mouvements terrestres aux cours de milliers de millions d’années. A l’endroit précis ou se trouve aujourd’hui Uluru, la compression fut d’une telle intensité que la roche est beaucoup plus dure que nulle part ailleurs. L’érosion à fait son ½uvre et les roches aux alentours se sont érodés bien plus vite, ne laissant plus que cet immense bloc de pierre lisse, car il est tout de même soumis à l’érosion du vent et des rares pluies. Mais il n’est pas tout seul ! A 50 mètres à l’Ouest se trouve Kata tjuta, un autre phénomène géologique du même type, mais qui a présente une multitude de rocher arrondis, aussi haut qu’ULURU et vraiment tout aussi impressionnants. Mais Uluru reste un seul bloc, ce qui en fait sa beauté.

Si Uluru culmine à 348 mètres au dessus du plateau sablonneux qui l’entoure, on estime que ce n’est que la partie immergée de l’iceberg. La partie visible ne représente qu’un quart de son volume total ! La couleur rouge de la surface provient des oxydes de fer qui se forme au contact de l’oxygène et de l’eau de pluie, en réalité la couleur de la roche est blanche craie. C’est le phénomène identique à celui de la formation de la rouille.

Puis notre pauvre guide nous a conduit vers des grottes ou se trouvent des peintures rupestre, qu’il est impossible de comprendre, d’un part car ce ne sont que des symboles et des silhouettes, et d’autre part parce que chez les Aborigènes, l’acte de peindre est plus important que la peinture elle-même. Si bien que ce que nous avions devant les yeux étaient surement une vingtaines de peintures différentes, comme sur un tableau qu’on n’effacerait jamais. En fait, ces peinture servait d’illustration aux les histoires racontées par les anciens aux enfants lors des cérémonies, alors que les femmes s’occupait dans la « cuisine », une grotte voisine. Les femmes et les hommes étaient toujours séparés, et chacun s’occupait de son business. Pour faire partie du groupe des hommes, les enfants devaient être suffisamment grands pour être initiés aux savoir et aux techniques employées par leurs ainés, sinon ils devaient rester avec les femmes.

Pour les repas, les femmes s‘occupaient des cueillettes et de la chasses des petits animaux, rongeurs ou petits wallabies. Les hommes, eux s’occupaient de bêtes plus grandes comme des émeus, des kangourous rouges (très grands) ou des chameaux. Le chasseur qui avait tué la bête conservait toujours la tête et le c½ur, tandis que les autres pièces étaient distribuées aux autres membres de la communauté selon un ordre social préétabli. La chasse avait un avantage certain, car il apportait une source importante en eau. C’est pourquoi la viande n’était pas grillée mais cuite à l’étouffée sous terre pour éviter quelle ne sèche et ne perde son eau. Le sang était également consommé sous forme de soupe. L’eau, était et est toujours un élément extrêmement rare et précieux dans le désert. La pluie ne tombe que très rarement.  Cependant, lorsqu’elle tombe, la surface d’uluru agit comme un immense capteur et collecte l’eau de pluie qui ruisselle le long de sa paroi en chute d’eau pour se concentré en certain point. Dans le recoin du rocher situés à l’ombre se forme alors de petits réservoirs d’eau temporaire, qui permettent au Aborigènes de tenir quelques mois. Le guide nous a dit que comme nous étions arrivés à la fin de la saison humide, il n’y avait plus beaucoup d’eau (effectivement, une trace horizontale témoignait du niveau haut), et qu’il n’espérait pas recevoir une goutte de pluie durant les prochains six mois !!

Mais les Aborigènes ne sont pas les seuls à se servir de ses réservoirs, les troupeaux d’animaux aussi. Comme les réserves d’eau se situent dans des enclaves, il était facile de guetter les animaux s’approcher pour s’abreuver et de se ruer vers eux pour les tuer. Seulement  la stratégie Aborigène est bien plus subtile que cela. Les chasseurs attendaient patiemment que le troupeau ait fini de boire et s’en aille. Il se concentrait alors sur le dernier qui était à la traine et le tuait sans que les autres sans aperçoive. Un de plus un de moins, quelle différence dans le troupeau, mais surtout les bêtes, au lieu de prendre peur et de ne plus revenir, retournait s’abreuver au même endroit, fournissant aux aborigènes une source de nourriture durable. Lorsqu’un Aborigène téméraire se jetait sur tout le troupeau d’un coup, ignorant les leçons des anciens, la punition qui lui était réservée était un coup de lance dans la cuisse. De manière à ne pas le tuer, mais lui faire suffisamment comprendre que ca n’était pas la bonne manière de chasser, du moins pas d’une manière durable.

Lors des temps de sécheresse, les réservoirs finissait par s’épuiser. Il fallait alors chasser les animaux pour avoir une source d’eau. Mais quand même les animaux venait à manquer, et que l’approvisionnement en eau devenait critique, le dernier recours consistait à creuser dans le sable au fond du réservoir asséché jusqu’à environ 2 mètres de profondeur, afin de dénicher des grenouilles. Ces grenouilles (dont j’ai oublié le nom), ont la particularité de se mettre en hibernation lors de la sécheresse, elle s’enterre profondément sous terre et agisse comme une éponge en absorbant tout le restant d’humidité et leur peau devient alors imperméable afin que l’eau reste dans son corps. Cette espèce de grenouille peux survivre jusqu’à 2 ans sans eau ! Les aborigènes assoiffés, n’avait qu’à les presser comme des citrons pour en extraire le liquide vital. Mais cette méthode n’est employée qu’en cas extrêmes, lorsque la survie du clan est en jeu, car ce n’est pas une solution durable.

Entre deux bancs pendant lesquels il avait le regard perdu dans le vide, le guide nous a expliquer l’intérêt des techniques de brulis, qu’opèrent les Aborigènes pour entretenir le bush. Depuis toujours, les Aborigènes mettent le feu volontairement au bush, par parcelle. Il le fond à des moments au les conditions climatique sont favorable, de manière à maitriser l’étendue du feu, et éviter des feu sauvages. Cette pratique du bushfire leur permet d’éclaircir le bush, car celui-ci devient impraticable s’il est trop dense. Ce nettoyage permet le maintenir les pistes dans la brousse et facilite le pistage des animaux lors de la chasse. Après un feu, la végétation n’est pas morte car la température qu’atteint le feu n’est pas suffisante pour tout éradiquer (contrairement aux bushfires de Melbourne). Quelques mois après, la végétation repousse encore plus vigoureusement qu’avant sur une terre enrichie par les cendres. Et c’est un continuel recommencement.

Enfin, on a eu un cours résumé des croyances Aborigènes, qui expliquent que lors de la création du monde, ce dernier était plat et infertile. Un serpent mythique (un des symboles légendaire) est arrivé et à creuser dans son sillage les vallées et les montagnes. Le serpent est très présent dans les peintures car il est présent dans beaucoup d’histoires, contes et légende.

Après la visite guidée, nous avons remercié le guide, ce qui lui a fait esquisser un sourire, puis il est parti. Nous avons continué le tour d’Uluru à pied, en prenant des photos de tous les angles, sauf lorsqu’on approchait des sites sacrés. De près, la paroi est loin d’être lisse et plate comme on pourrait se l’imaginer en le voyant de loin. Elle est souvent pleine de petite cavités ou niche des oiseaux et des gros blocs de pierre se trouvent au pied, témoin de l’érosion. Parfois, la paroi formait des figures. On a reconnu la tête d’un dauphin et une autre fois une face de macaque.



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Damien JOLLY

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