9 au 13 janvier - Melbourne - Première ville au monde pour la qualité de vie

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13/01/2009 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

Après Albury, nous avons décidé de passer la nuit dans un Parc National. Nous avons roulé trois bonnes heures à travers l’arrière pays du Victoria, décidément plus verdoyant que les alentours de Canberra. Puis nous avons pris une route secondaire pour nous rendre au Cathédral State Park, situé dans la great diving range à une bonne heure et demie au nord de Melbourne. Nous ne croisions pas beaucoup de monde sur le chemin, et les paysages vallonnés étaient vraiment chouettes.

Sans le savoir, cette décision et celles qui allaient suivre, allait changer radicalement la nature de notre voyage en Australie.

En quittant la route pour entrer dans le parc fédéral, nous avons du ralentir car la route n’était plus qu’une piste poussiéreuse pleine d’ornières. Le 4x4 de nos amis belges n’avait, lui, aucun problème à tracer sur la piste, et levait derrière lui un énorme nuage de poussière. Comme nous les suivions, nous avons fermé les vitres et mis la ventilation sur recyclage. Après 20 minutes de trajet au ralenti afin d’éviter de briser une suspension, nous avons traversé une immense plantation forestière en cours d’exploitation et presque immédiatement après, nous avons atteint le camp. Plusieurs personnes s’étaient déjà installées autour des emplacements aménagés pour les feux de camps. Les grands arbres protégeait du soleil et tout au sud s’étendait une immense montagne verdoyante. A l’entrée, un écriteau expliquait qu’il fallait payer avant de s’installer. Pas de guichet, pas de rangers dans les parages, seulement  une boite avec mis à disposition à coté, un pile d’enveloppe en papier craft équipé d’un volet à remplir. Les Australiens appellent cela « Honnesty Box ». La nuit nous est revenue à 5$ chacun, ce qui est assez honnête. Nous avons payé en glissant l’argent dans l’enveloppe, puis l’enveloppe dans la boite, ensuite nous nous sommes mis en quête d’un bon emplacement en tournant dans le camp. Le soir commençait à tomer et la température a chuté brutalement ; nous obligeant à nous couvrir de pulls et enfiler les jeans. Puis c’est là qu’on les as vus ! Un petit groupe d’une demi-douzaine de kangourous sauvages était plantés là au milieu du chemin et des tentes du camp ! Certains sautillaient gaiment en s’aidant de leur queue, qu’ils utilisent comme une troisième patte. Nous les avons observés pendant une dizaine de minutes mais ils ont disparu dans le bush dès que nous nous sommes approchés. C’était la première expérience de Kangourous sauvages pour mes camarades, qui étaient vraiment ravis.

Seulement il n’y avait plus vraiment de bons spots disponibles, sauf un qui était situé un peu trop près des sanitaires à fosse septique... pas génial quand on veut profiter du grand air. Nous avons donc élu domicile à coté de la rivière, ou un écriteau mettait gentiment en garde contre la présence de serpent brun…qui n’est juste le second serpent le plus venimeux au monde, mais ca n’avait l’air de n’affoler personne, donc nous nous y sommes installés. Nous avons garé les véhicules autour de l‘emplacement pour le feu, un trou d’une trentaine de centimètres de profondeur  avec un pourtour en béton pour éviter de  répandre le feu à la forêt. Problème : Nous n’avions pas pensé à acheter du bois ! Il était bien sûr interdit de prélever du bois dans le parc, donc nous avons demandé à nos voisins, une famille asiatique, si l’on pouvait leur acheter du bois.

Ils nous ont généreusement donné un peu de petit bois et deux grosses buches à débiter avec un petit tomahawk. L’opération aurait duré plusieurs heures avant de couper du bois suffisamment petit pour démarrer un feu. Mais heureusement une aide providentielle est venu nous donner un coup de main, en fait un coup de hache serait plus approprié ! Une bonne femme d’une trentaine d’année, bien en chair s’est pointé avec un gros sourire et en trois coups de hache, avec une technique digne d’un bucheron Canadien, elle a transformé nos deux billots en petites buchettes ! C’est ainsi que nous avons rencontré Kattie, et Bradley, son mari. C’est a partir de ce moment précis, de cette rencontre, que notre voyage a pris une tournure incroyable… Mais ca n’est pas pour maintenant encore…

Kattie nous a ensuite été d’un grand secours pour allumer un vrai feu de camp, qui était le bienvenu car il commençait vraiment à cailler. Nous les avons invité autour du feu pour discuter et partager quelques bières, le rituel désormais incontournable ! Les rencontres ici en Oz se font toujours autour d’une bonne bière fraiche ! Kattie et Brad, sont australiens, de la banlieue de Melbourne et passaient quelques jours en dehors de la ville pour profiter de la nature avec leur petit enfant, Nicolas, âgé de 9 mois. Kattie travaille pour la boite française Shlumberger, et Brad bosse dans une boite d’électricité. Tous les deux ont beaucoup voyagé autour du monde, Angola, Paris, Dubaï… essentiellement grâce au boulot de Pattie, qui tient une place de manager importante au sein du groupe. Elle est tellement chère aux yeux de Shlumberger qu’ils ont aménagé spécialement pour elle un poste pour lui permettre d’élever son enfant. Ce qui fait qu’elle travaille à la maison, et si elle a besoin de rencontré quelqu’un pour le Business, qu’ils soient n Malaysie, en Papouasie Nouvelle Guinée ou n’importe où en Australie, la boite leur paye le déplacement jusqu’à Melbourne !

Nous avons énormément discuté et appris beaucoup de choses sur l’Australie ! En fait j’ai surement appris plus ce soir là autour du feu de camp que pendant les six mois que j’ai passé à Sydney. Le sujet récurant a été la nourriture, car Pattie est une fine cuisinière et amateur de la cuisine du monde, et en particulier la cuisine française ! Elle a adoré les baguettes et le foie gras, durant son séjour de 9 mois qu’elle a passé à Paris, avant de rentrer en Australie pour donner naissance à Nicolas. Elle nous a également parlé des serpents, des requins et de tous les dangers d’Australie ; ce a levé le voile sur bien des mythes. Par exemple : comparé aux 20 000 tués par le tabac en Australie, et au 17 500 tués sur les routes, les 2 morts causés par les requins font bien pale figure. Aucun serpent n’attaque l’homme a moins d’être écrasé par inadvertance où qu’on essaie de le coincer entre quarte murs pour l’attraper. Si par malchance mon pied venait à écraser le corps d’un serpent, il y a 80% de chance que la morsure ne soit pas suffisamment profonde car les crocs des serpents sont généralement trop courts pour transpercer la peau dure et atteindre les veines. En portant des chaussures hautes et un jean, on ne coure aucun risque, à moins d’avoir la saugrenue idée d’aller balader ses mains sous une souche de bois ou dans des crevasses, endroits privilégiés par serpents. Si par comble de malchance, mais faut vraiment l’avoir voulu, un croc rempli de venin (ce qui n’est pas toujours le cas) viendrait à transpercer la peau fine d’une cheville ou d’un poignet, la procédure est la suivante : Allonger la victime pour l’immobiliser et la calmer afin de réduire le flux sanguin. Puis envelopper fermement le membre atteint  en partant de la morsure jusqu’à l’extrémité, puis remonter de manière à compresser le membre et ralentir la propagation du venin. Appeler d’urgence les secours qui vous emmèneront directement au centre antipoison de l’hôpital le plus proche. En fait, après nous avoir raconté tout cela, si j’étais mordu, je me sentirai plutôt en sécurité. Quand bien même vous vous trouvez en plein milieu du désert, pas de panique, l’Australie est équipée d’un réseau de surveillance sanitaire 24h/24h, appelé « Flying doctors ». Il suffit de se munir d’un petit appareil qui ressemble à une boite avec un simple bouton dessus. Une pression déclenche une alarme au centre de surveillance de Canberra qui vous localise par satellite. En quelques minutes, une équipe lourde de secouristes vient à votre secours, ou que vous soyez sur le territoire, même en plein milieu du désert. L’appareil coute 200 dollars et la batterie a une autonomie de 12 ans !!  Tous les habitants de l’Outback et les voyageur au long court sont muni de se système, qui est totalement gratuit. Mais attention, commme Kattie nous l’a bien précisé : « If you are drunk and you press the button, be prepared to pay the bill !! » Ce n’est à n’utiliser qu’en cas de danger de mort avéré, et si les sauveteurs vous découvrent ivre mort (d’alcool) au milieu d’un tas de canettes de bière vide, votre cuite vous reviendra très très chère !

Autre mythe, les araignées ! Pour la plupart des araignées il existe un anti venin, y compris la fameuse Redback, que je croyais pourtant létale à 100 pourcent. Très peu d’accidents mortels sont déclarés, bien que de nombreuses morsures soient enregistrées chaque année. En fait ca n’est dangereux que si la blessure n’est pas traitée à temps. Pareille, que pour les serpents,  éviter de balader ses doigts sous les morceaux de bois morts…

Bref, nous avons très vite sympathisé. Et de fil en aiguille elle nous a parlé de sa famille, puis de sa mère, Pattie, qui habite sur une île en Tasmanie du Nord, seule. En fait l’île lui appartient et elle y vit toute seule en autarcie. Comme disait Kattie : « Island : Population one ! » Elle nous a dit que sa mère serait ravie d’avoir de la compagnie. La proposition n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd…

Puis ils ont ouvert pour nous une bouteille de vin rouge de 2004, qui venaient de leur journée de mariage, puis d’autres bières et après que Brad nous aient invité chez eux, le feu a commencé à s’essouffler et le froid a eu raison de nous… Nous sommes allés nous couchés.

Le lendemain matin, nous nous sommes réveillés au grand air, avec le chant des oiseaux sauvages. Nous avons pris un petit déjeuner dont la sérénité n’a été troublée que par un gros wombat tout noir qui a traversé le camp en trombe, disparaissant sous les buissons. Nous avons pu voir le petit Nicolas qui dormait la veille, un petit bout de choux tout calme avec des grands yeux noirs. Avant de partir, Kattie et Brad nous ont réitérer leur invitation et nous ont donné leur adresse de Melbourne. « Passez à la maison dans deux ou trois jours » nous ont-ils dit. Puis ils sont partis. En fin de matinée nos avons fait un tour dans la forêt pour une randonnée d’une heure et demie. Sur le chemin, nous avons croisée une plante aux baies rouges dont les fruits donnent assez d’apport en vitamine C pour toute une journée, utilisée par les aborigènes. Nous avons pris notre dose de vitamine puis nous sommes rentrés au camp. La deuxième partie de la journée, nous l’avons passée à Healsville, dans la Yarra Vallay, chez un producteur de vin Australien, à essayer chacun des dix sept types de vins qu’il produisait. Nous avons gouté les Cabernets, Cabernet Merlot Cabernet Sauvignon, Marlot, Chiraz, Chardonnay, Pinot noir, Riesling, même jusqu’au rosé. A part les bouteilles de réserve, aucune n’avaient de bouchon en liège. Ici la tradition du bouchon en liège a disparu depuis trois ou quatre ans, car les bouchons de liège n’offrent pas de qualité suffisante, l’Australie ne récupérant que des bouchons de mauvaise qualité, les restes de liège des bouchons espagnols, nous a dit le producteur. La capsule est devenu le standard ici en Australien=, sauf pour les bouteilles très chères qui gardent le bouchon pour la tradition.

En sortant de la dégustation, nous ne pouvions pas conduire bien loin, et nous avons du remettre notre visite de Melbourne au lendemain. Nous nous sommes installés pour la nuit sur l’ancien terrain de camping de Healsville.

 

Le lendemain nous avons allions atteindre Melbourne. La deuxième plus grande ville d’Australie, avec ses 2,5 millions d’habitants…

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Damien JOLLY

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