6ième jour à HK - Randonnée à pied vers Stanley Market

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06/04/2008 - Pays : Hong Kong - Imprimer ce message Syndication :

La journée s’annonçait très bien ce matin, lorsque je suis sorti de l’auberge sous un soleil brillant annonciateur d’une chaude journée de début d’été et chargé de mon gros paquetage des grands jours, à savoir les 20 kilos d’affaires qui font l‘essentiel de mes biens. Heureusement, Sisi et David n’habitent qu’à deux blocs. J’ai du appeler David une fois en bas de l’immeuble car je ne me souvenais plus de l’étage. Le 14, ok. Une fois chez eux, j’ai pu déposer mes affaires dans un coin de leur appartement. Encore une fois, c’est très aimable à eux de me permettre de laisser mes affaires avant de prendre mon avion ce soir et je leur en remercie. J’ai donc troqué mon lourd fardeau pour une version plus light : Juste de quoi emporter deux bouteilles d’eau minérale (l’eau de robinet n’est pas potable), un petit en cas, un tube de crème solaire et mon appareil photo. Sisi était un peu grippée ce matin, elle ne viendra pas avec nous. Nous sommes descendus pour rejoindre une amie à David, puis après avoir avalé quelques viennoiseries chinoises dont le nom m’a déjà échappé, nous avons attrapé un taxi pour rejoindre le reste du groupe qui nous attendait au départ du sentier situé en haut de la montagne. La randonnée prévoyait la traversée de l’ile de Hong Kong depuis les hauteurs de la ville jusqu’à la cote sud, où la cité balnéaire de Stanley allait nous offrir en guise de récompense un repos bien mérité sur ses belles plages.

Le taxi, bien moins onéreux qu’en France, s’est montré d’une grande efficacité pour atteindre en une dizaine de minutes seulement  le sommet de la montagne. Les taxis finissent de compléter l’excellent réseau de transport urbain de HK. En fait, comme à Paris, les hongkongais peuvent se passer de voiture, accompagnée de ses contraintes, en empruntant le métro, le RER, les bus, les trams, les ferries et les taxis pour se déplacer en ville et dans ses alentours. Les taxis sont tous des voitures de marque japonaise, et sont de différentes couleurs en fonction des zones qu’ils desservent. Sur l’’ile de HK et Kowloon, ils sont rouges. Dans les nouveaux territoires, s’étirant du nord de Kowloon jusqu’à la Chine, ils sont verts. Enfin, ceux de la grande île de Lantau sont bleus. Chaque zone est en quelque sorte un territoire réservé. Ainsi un taxi rouge ne vous prendra pas si vous êtes dans les nouveaux territoires et compter y rester. La prise en charge coute 15$ et inclut les deux premiers kilomètres, puis c’est 1,40$ tous les 200 mètres.

Une fois au complet, notre groupe comptait 9 sportifs du dimanche, prêt à affronter les rayons du soleil qui tapaient déjà fortement sur nos têtes. Laissant derrière nous la ville et sa foule incessante, c’est aspergés de crème solaire que nous nous sommes engagées sur une sorte de sentier de grande randonnée très bien fléché. Nous avons rencontré assez peu de gens sur notre chemin. Sous nos yeux s’étalaient déjà les collines du sud de l’ile, et nous apercevions se découper au loin la cote  ainsi que les maisons chics de Stanley, de Deep Water Bay et de Repulse Bay. Le soleil s’intensifiait et le peu d‘air disponible rendait vite les montées assez éprouvantes. J’ai pu discuter avec les amis de David, qui parlaient tous anglais, enfin dans les descentes surtout... Deux bonnes heures de marche incluant quelques poses photo et la traversée d’un lac faisant office de réservoir d’eau potable pour la ville nous ont amenés jusqu’à Stanley Market. Il faut savoir que HK ne peut pas satisfaire ses besoins en eau potable et doit acheter l’eau à la Chine, qui est acheminée par un immense pipeline.

Stanley est le nom d’une ville balnéaire où viennent se reposer des Hongkongais à la fin de la semaine. Stanley Market est son marché, où on peut trouver plein d’affaires bon marché, et qui fait la réputation de Stanley. En fait la cote sud, beaucoup moins densément peuplée que le nord, ressemble à la cote d’azur, avec ces villas somptueuses perdues dans la verdure, et ses grandes plages de sable fin. C’est comme si la promenade des anglais était à une demi heure de Paris. L’air du large et l’ambiance estivale de Stanley marque une nette différence avec l’activité bruyante et polluée du centre ville de HongKong. Ici on vient pour se reposer, boire un verre sur les nombreuses terrasses du bord de mer et bien sûr faire quelques bonnes affaires au marché.

Nous nous sommes installés dans un restaurant, une fois n’est pas coutume…occidental. Mon appétit fut rassasié par un hamburger maison et une délicieuse Carlsberg bien fraiche. Repus, nous nous sommes prélassés un moment sur la plage. Le bain de pied dans la mer de chine était aussi agréable que vivifiant, étant donné que l’eau ne dépassait pas les 18°C. La visite du marché n’a pas apporté grand-chose, si ce n’est qu’on y retrouvait les mêmes produits pas chers qu’à Kowloon. Les Converses qui font fureur en Europe, n’étaient qu’à 220 $, soir un peu moins de 20€ la paire !!

Il était 18h environ lorsque le groupe s’est séparé. David et moi avons repris le bus pour Hong Kong, épuisé par cette longue marche mais enchanté par cette magnifique après midi.

Le soir, j’ai été invité par Sisi et David pour un repas familial que la mère de David nous avait gentiment préparé. J’ai pu aussi téléphoner à mes parents et à Céline, pour leur raconter ma semaine et l’extraordinaire accueil de Sisi et David. J’ai rendu la carte Sim et l carte Octopus qui m’ont été très utiles. Une fois mon paquetage terminé, ma douche prise et les au revoir à David et Maxine, Sisi m’a accompagné en taxi jusqu’ à Central pour le check in des bagages.

Le check in s’effectue au choix à l’aéroport ou bien aux stations du Metro Airoport Express, situées à Central et à Kowloon. Encore une preuve de la qualité impeccable des infrastructures et du sens du service Hongkongais. J’essayais difficilement d’imaginer un terminal d’enregistrement des bagages aux Halles à Paris, en regrettant le retard qu’accusait Paris, pourtant pas mal doté en services, par rapport à la Métropole HongKong.

Après un grand au revoir et surtout un grand merci à Sisi de m’avoir accueilli si chaleureusement. Et de m’avoir fait découvrir un grand nombre de coins pittoresques et de m’avoir ouvert les yeux sur une cuisine dont je ne soupçonnais pas la variété et la qualité avant de venir ici. Je ne la remercierai jamais assez. Merci beaucoup Sisi ! Merci David !! Sans oublier Céline sans qui les choses n’aurait surement pas été les mêmes. Merci à vous tous et vous serez les bienvenus dans mon chez moi Euhh quand j’en aurai un bien sûr. J

Je me suis retrouvé seul dans le train express pour l’aéroport. Pendant que je regardais d’éloigner rapidement les lumières de la ville par les fenêtres, je repensais à tous les moments que j’avais passé ici, tant de nouveautés, de découvertes et de rencontres intéressantes. Je me suis dit : « C’est ca le voyage, et c’est pour cela que j’aime tant ca » Je crois que ce grand voyage commence pour le mieux, maintenant la prochaine étape, bien plus longue que cette intermède asiatique, arrive à grand pas. Demain je serai en Australie, à Sydney. Mais cette fois je serai seul, seul pour découvrir non pas une ville, mais un continent entier… la tache s’avère bien plus difficile et à défaut d’en visiter tous les recoins, il me faudra bien une année pour en saisir au moins le sens.

Seul, à l’aéroport, j’ai gagné l’immense terminal 2 sans un regard vers les boutiques de luxe et de duty free. Je suis passé devant le comptoir d’Air France où un groupe de français embarquait pour Paris. Je me disais que si eux avait une douzaine d’heures pour rejoindre la France, mois j’en avais 9 à passer dans un avion, qui partait exactement à l’opposé, vers les antipodes, de l’autre coté de la terre, encore plus loin… bien plus loin encore de tous les gens que j’aimais. J’ai traversé la totalité du gigantesque terminal jusqu’à la porte 40 occupé par le comptoir Cathay Pacific. L’endroit était calme, presque inquiétant. Les lumières blafardes semblaient avoir du mal à combattre l’obscurité de la nuit qui engloutissait ce coin oublié de l’aéroport. Soudain, c’est venu d’un coup, j’ai eu une monté d’angoisse, une douleur glaciale qui m’a prit la gorge : « Mais qu’est ce que je fous là ! Pourquoi je m’éloigne encore ! » J’ai eu furtivement envie de courir très loin, et de sauter dans le vol d’Air France pour rejoindre tous mes amis, ma famille et surtout ma copine qui me manque énormément. « Je pars un an !! Un an à faire le zouave en Australie, à faire quoi ? Pourquoi il a fallu que j’aille si loin ? Qu’est ce que j’allais pouvoir bien faire arrivé là bas ? Et si je ne trouve pas de boulot, et si je ne rencontre pas les bonnes personnes… D’ailleurs, personne ne m’attends là bas. Je vais être seul… »

Bon, inutile de vous dire que je n’étais pas dans la meilleure des formes quand je suis monté dans l’appareil, au milieu de tous ces gens inconnus. La qualité de l’avion, équipé de grands écrans avec télécommande interactive m’a vaguement remonté le moral. J’ai pensé très fort à tous ceux que j’aimais, à mes proches et à Aneliz … Je n’aurais pas du…

Je me suis endormi rapidement après le diner infecte servi à bord et pour lequel de toute façon je n’avais aucun d’appétit.

Là je viens de me réveiller. Il reste seulement deux heures de vol. Derrière les hublots,  le désert rouge sang de l’outback qui s’étend à perte de vue éblouissent mes pupilles mal réveillées. Les premières images de l’Australie ne sont pas franchement accueillantes, cette espace de désolation sans arbres ni rivière n’en fini pas. Je ne rêve pas. Je suis dans l’avion pour Sydney, à des milliers et des milliers de kilomètres de chez moi.

Mon état est stable maintenant, en fait c’est l’inconnu le plus complet. Je ne sais pas ce que je vais trouver en atterrissant dans cet immense pays, la seule chose dont je suis certain, c’est que mes proches et ma copine me manquent horriblement…

 

 

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Par la maman de damien
le 09/04/2008 à 22:22:21
Tout à fait d'accord avec la soeur de Sisi ,Damien,tu as eu un accueil très chaleureux à Hong kong.Heureusement que tu ne donnes pas l'adresse car elle risquerait d'être envahie!Merci à elle et sa petite famille .Ils seront bienvenus si un jour ils s'égarent du cote de Nantes. Marie-Annick
Par HB
le 11/04/2008 à 18:12:27
J'AI CRU COMPRENDRE QUE TU FAISAIS UN PETIT PERIPLE CULINAIRE, ALORS QUE TU NOUS AVAIS INDIQUE UN VOYAGE DE"FORMATION "
fait attention à toi sinon tu risques de me dépasser au retour

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Damien JOLLY

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