1er jour en Australie - Arrivée en Oz - Visite de Sydney

l
07/04/2008 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

L’aride désert a d’abord fait place par à des étendues de broussailles éparses traversées de longues routes rectilignes, ponctuées de fermes ca et là. Peu à peu, les premières collines verdoyantes sont apparues avant que j’aperçoive les premiers signes significatifs dignes d’une civilisation. L’avion a abordé un large virage puis a commencé sa descente.

Le temps ne semblait pas trop mauvais et le pilote nous indiqua que la température du sol était de 19°C. Les inverseurs de poussée ont rapidement ralenti l’appareil qui s’était tranquillement posé sur la piste. A la sortie de l’avion, les halls surdimensionnés de l’aéroport semblaient presque déserts. Je suis arrivé aux douanes et j’ai rempli le petit questionnaire en faisant la queue. Assis confortablement derrière son bureau, un Australien bronzé comme il se doit, m’a lancé un grand sourire et m’a invité à aller me présenter au comptoir des visas. La formalité s’est faite en un clin d’œil. En 3 minutes, l’officier à retrouvé mon dossier et une page de mon passeport s’est vu ajouter une vignette orangé. C’a y est, j’ai mon Working Holiday Visa, de quoi se sentir – presque - comme un vrai australien. Officiellement, j’ai le droit de rester 1 an à partir d’aujourd’hui sur le sol australien. Cool !

J’ai été récupéré mes bagages après un petit coup de flip en ne voyant le tapis presque vide et trois personnes inquiètes autour. Mais je m’étais bêtement trompé de tapis roulant ! Ouf ! Alors après, il a fallu passer un dernier contrôle, peu commun celui ci. Les douanes australiennes et leur sévère règlement contre la nourriture sont très stricts, en particulier sur les produits frais. J’ai répondu « NO » à toutes les questions du genre « Any fois gras, any paté, any cheese ? » et moins attendu ; « Any shoes with soil on it ? » Euh non, je ne crois pas. J’ai présumé qu’ils ne voulaient savoir si je ne ramenai pas de maladies ou de parasites dans de la terre déposée sous mes chaussures. Je suis passé sans même une petite fouille ! Même pas drôle !

Puis le moment que je redoutais est arrivé, je me suis retrouvé seul devant les portes de l’aéroport…

Bon, maintenant, me suis-je dis : il faut se démerder… D’abors, le plus important ! Se procurer de l’argent Australien : Justement ca tombait bien, il y avait un distributeur de billet juste à coté. J’ai retiré 300 $, pour commencer. Bon maintenant que j’ai le portefeuille rempli, reste à rejoindre le centre ville de Sydney, puis improviser pour trouver un logement. Il était 12H45, j’avais largement le temps avant que la nuit tombe. Les informations du Lonely Planet sur les moyens de regagner le centre n’étaient pas très claires. Apparemment il y avait le choix entre des navettes à 12$, un train de banlieue à 10$ et bien sûr le taxi pour une cinquantaine de dollars. L’avantage des navettes étaient qu’elles vous déposent juste devant l’hôtel de votre choix. Je me suis approché du parking des navettes et un gars m’a proposé de monter pour douze dollars : banco. Je suis monté dans un mini bus déjà rempli de backpackers. Bon, pour ceux qui ne savent pas, ici on parle de backparkers comme on dirait en France des routards. C’est une expression très employée et issue judicieusement du mot backpack qui veut dire sac à dos en anglais.

Le chauffeur m’a demandé où je voulais être déposé. J’ai donné le nom d’un backpacker hostel que j’avais repéré dans l’avion en bouquinant le lonely. En 30 minutes j’étais devant l’Original Backpacker Hostel de King’s Cross. King’s Cross est un quartier animé à quelques blocs du centre, bien fournit en hôtels backpackers et donc des services qui vont avec. Il y règne une ambiance nocturne animée grâce aux nombreux bars, restaurants et clubs.  Le réceptionniste m’a donné une clé en échange de 20 $ de caution plus 84 $ correspondant à 3 nuits. Je me suis dis on sait jamais, si je trouve une auberge mieux il sera temps de changer, en me doutant bien qu’il était peu probable que je décide de déménager. Me voilà installé dans une grande chambre assez haute de plafond avec un parquet en bois et un ventilateur pendu au plafond. Malgré beau temps dehors, il y faisait plutôt sombre du fait des deux petites ouvertures qui ne laissent pas beaucoup passer la lumière. Ca avait l’air plutôt bien équipé : trois lits superposés, quelques placards et une étagère, un mini-frigo et un combi télé DVD avec un large canapé en cuir un peu défoncé. Je me suis installé tranquillement. A part une grosse masse qui trahissait la présence d’un dormeur, j’étais seul dans la pièce. Quand on arrive comme ca, la première fois on ne se sent pas chez soi ! La pièce m’est apparue triste et froide au premier abord et même si je savais que j’allais faire la connaissance de la plupart de mes colocataires bientôt, je ne pouvais m’empêcher de ressentir une sorte de malaise.

Mais bon, j’avais fait le plus dur. J’avais un lit pour la nuit, je pouvais me reposer. Je me suis allongé sur le lit du haut, puis j’ai sombré dans un sommeil réparateur.

Une heure et demie plus tard, je suis réveillé un peu désorienté, et j’ai mis un certain temps à réaliser où j’étais. Mon voisin était aussi réveillé. C’est comme ca que j’ai fais la connaissance de Ully, un sympathique allemand de Munich. A l’opposé du grand blond trapu buveur de bière, Ully était assez petit, le visage fin et les cheveux brun. Son air jovial m’a tout de suite plu. Après les banalités d’usage, nous avons parlé de nos projets respectifs, en anglais. Lui a parcouru l’Asie (Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam..) pendant 4 mois avant d’arriver en oz il y a deux mois de ca, pour y rester environ un an. Apparemment, il n’a pas la nécessité de travailler, ses économies lui permettant de voyager sans le souci de l’argent. Ully était nouveau comme moi à l’auberge, ce qui nous a vire rapproché. Nous avons donc décidé d’aller jeter un coup d’œil à l’auberge.

L’Original Backpacker Hotel est une auberge de 127 lits, implantée dans une grande et belle bâtisse Victorienne. A l’entrée, un petit bureau fait office d’accueil, à coté duquel il y a trois chambres dortoirs, dont la mienne. Un large escalier mène à l’étage vers les autres dortoirs et chambres individuelles. Au rez-de-chaussée, il y a une agréable cour intérieure et une verrière abritant la cuisine commune bien équipée et deux grandes tables, ainsi que le coin internet. Dans la cour, assez grande, il y a un barbecue et des tables en bois avec de larges parasols. Au demi sous sol, on trouve la lingerie. Il a d nombreux sanitaires et douche un peu partout, tous biens entretenus.

Il était environ 16h de l’après midi. J’avais repris quelques forces et j’entrepris l’explorer les environs et pourquoi pas de pousser jusqu’à l’Opéra House, qui n’avait pas l’air si loin sur le plan. Le temps s’était légèrement dégradé et une petite averse à retardé mon départ. Puis j’ai traversé à pied le quartier de Wooloomooloo, un des pus anciens de Sydney pour me diriger vers le port. Sur le chemin, j’ai repéré une station de métro : Kings Cross, vraiment très proche de l’hôtel. Je suis arrivé sur le port lorsque la nuit commençait à tomber. Les lumières de la ville et des immeubles scintillaient et puis je l’ai vu. L’opéra, avec son étrange forme de coquillage tourné vers la baie se découpait dans le ciel orangé du soleil couchant. Derrière, l’imposante structure métallique du Harbor Bridge qui enjambe la baie, se donnait en spectacle comme une ombre chinoise. Il était trop tard pour aller voir l’opéra de plus près. J’ai coupé à travers le parc pour arriver dans le CBD, le central Buisiness Distict, où j’ai pu assister au tournage du journal télévisé en direct. Le studio était directement visible derrière d’immenses baies vitrées.  Quelques passants regardaient à la fois la présentatrice et son image retransmise sur l’écran en direct live. C’était marrant. Un sydneysyer, comme on appelle les habitants ici, s’est approché de moi et ma fièrement expliqué qu’une fois le chanteur Bon Jovi avait été invité au journal, mais que l’événement le plus spectaculaire avait été la venue de U2, qui avait déchainé les foules ! Ia nuit était complètement tombée et il était temps pour moi de rentrer. J’ai pris le métro jusqu’à l’arrêt Kings Cross pour rentrer à l’hôtel. Comparé à Hong Kong, le métro de Sydney ressemble plus à un RER à deux étages mal entretenu qu’aux trains ultra modernes et confortables que j’avais pris l’habitude d’emprunter. Le cout du trajet était de 1,80 $ pour un arrêt.

En rentrant, j’ai fais la connaissance de mes autres colocataires. Il y avait Glenn, Paula et Vanita , tous irlandais et puis Cédric, un français. Glenn travaille dans un bureau et Paula dans un service du tribunal, si j’ai bien compris. Cédric partage son temps entre le bar dans lequel il travaille et quelques tâches dans l’auberge, en échange de quoi il ne paye aucun loyer. Je pensais que l’accent Australien était difficile, et bien c’était sans connaitre Vanita et Glenn, dont l’accent Irlandais est quasiment inaudible… !

On a regardé Full Metal Jacket à la TV avant de s’endormir.

Bon, cette première demi-journée s’est plutôt bien passé, j’ai un abri et l’auberge à l’air plutôt agréable. Demain, j’irai visiter le centre ville et envoyer des e-mails depuis un cyber pour donner des nouvelles.



Etapes :
Sydney
Note: 3,5/5 - 2 vote(s).
Imprimer ce message

Syndication :

Damien JOLLY

Note: 4,1/5 - 35 vote(s).

Dans ce carnet

Connection

Newsletter / Suivi

Powered by
Kikooboo.com
(Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage)